Ce nouveau film écrit par le tandem Jaoui- Bacri a été unanimement jugé par la critique comme une comédie populaire « de la meilleure eau » (Le Figaroscope), « bien supérieure à la moyenne » (Premiere) et à la « curieuse tonalité mélancolique » (Télérama). « Avec Parlez-moi de la pluie, Jaoui et Bacri continuent de creuser le sillon critique en épinglant les codes sociaux, les idées reçues, les apparences trompeuses » (Les Inrockuptibles). Pour Le Figaroscope, « avec des personnages à la météorologie perturbée, Agnès Jaoui parle de l'injustice, des humiliations, des incompréhensions, des frustrations... » et « c'est finement écrit et dialogué, avec cet humour susceptible, cette cocasserie de mauvais poil qui fait le ton Jaoui-Bacri, mais aussi une sensibilité nuancée, qui dépasse toujours la caricature ». Selon Les Inrockuptibles, « le projet de ce film choral est assez ambitieux » mais « vite dépassée par les enjeux qu'elle pose, Agnès Jaoui se raccroche désespérément aux dialogues, toujours aussi acérés, au détriment de tout le reste: les personnages, les scènes n'existent ici qu'à travers les enchaînements de bons mots ». Au-delà de ce primat des dialogues, Studio regrette que les personnages soient comme « limités par un scénario qui leur refuse la complexité à laquelle tout être humain a quand même droit » (Studio). Bref, comme le résume Premiere, la presse a reproché à Jaoui de « faire du Jaoui mais sans l'intensité du Goût des autres ni la subtilité de Comme une image ». Parlez-moi de la pluie, « plus comique, plus sentimental que ses prédécesseurs » (Le Monde), est donc aussi « moins cruel et moins percutant » (Studio). L'interprétation en revanche a plu et l'on a salué les performances d'Agnès Jaoui, qui « « assume avec entrain un rôle moyennement flatteur » (Télérama), de Jean-Pierre Bacri, « irrésistiblement touchant et attachant » (Télérama) et de Jamel Debbouze, « méconnaissable de sobriété » (Télérama), une « vraie révélation dans un rôle grave » (Studio).