Les Toits de Paris |
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Drame, Comédie dramatique, ChroniqueSous les toits de Paris... la chanson n'est plus la même. Sous les toits de Paris aujourd'hui, il fait très chaud... Surtout quand on est très vieux, très pauvre... Dans les chambres de bonne, on s'éteint peu à peu. Mais on s'éteint aussi... encore. Surtout quand celui qui nous parle est un conteur oriental. C'est Hiner Saleem, Kurde ici, d'ailleurs et de toujours, qui promène son regard poétique, tendre et acéré sur notre Occident confortable. Chez lui, même la misère et la mort donnent l'envie de vivre
Presse :
(2,33)
Les plus
Les moinsHiner Saleem marque un point avec ce film dur et sec, où tout repose sur la mise en scène et les acteurs, ouvertement inspiré de Sous les toits de Paris de René Clair. Saleem signe un film gracieux et poétique sur la solitude d'un homme abandonné de tous. Michel Piccoli traîne son naufrage avec maestria, incarnant chaque plan de « ses regards, de ses soupirs ou de ses gémissements » (Première). Le réalisateur filme l'entraide entre les plus faibles, plaçant face à (aux côtés de) Piccoli, l'immense Maurice Bénichou « formidable ». Pour Les Cahiers du cinéma, Hiner Saleem ne fait pas mystère de ses références, Sous les toits de Paris n'est pas loin, surtout pendant la première partie. Peu à peu, Les Toits de Paris perd son aspect « sociologie de comptoir » pour devenir plus intimiste. Studio souligne le talent de Saleem pour saisir les atmosphères. La parole devient image, portée par un Michel Piccoli en grande forme et un espoir féminin magnifique Marie Kremer. Pour Le Nouvel Observateur, Saleem montre ce qui ne veut pas être vu. S'il se défend de porter un message, son ressenti est déjà suffisant. Piccoli, Demongeot et Benichou sont magnifiques. Libération délivre une mention spéciale à Michel Piccoli, qui engloutit le film, ogre sur le déclin, il irradie et ne joue plus, il livre « un secret partagé entre le cinéaste et l'acteur ». L'Expresse encense l'acteur «prodigieux» et magnifique, qui porte la film sur ses frêles épaules d'ancien géant. Lorsque le cinéaste kurde pose son regard sur notre indifférence, les lieux les corps parlent mieux que les mots, selon Le Figaro. Il nous guide, et les quelques maladresses ne masquent pas « la délicatesse du coeur ». Télérama s'émeut du fragile équilibre entre « humour noir et rose », même si Hiner Saleem en rajoute à la fin. La dernière partie du film ne convainc pas non plus les Inrocks, touchés par ce récit d'humanité précaire et ces duos muets, mais regrettant le départ de Benichou au milieu de l'histoire.
Détails techniques
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Piccoli léopard « évident »
Son interprétation pour Hiner Saleem a valu à Michel Piccoli le Léopard de la meilleure interprétation masculine au Festival de Locarno, partagé avec Michele Venitucci, qui incarne un boxeur dans Fuori dalle Corde de (...)
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