L'Homme de Londres |
DrameMaloin mène une vie simple et sans but. C'est à peine s'il remarque le monde qui l'entoure. Il a déjà accepté la longue et inévitable détérioration de sa vie, et son immense solitude. Lorsqu'il devient témoin d'un meurtre, sa vie bascule et le voilà confronté au péché, à la morale, au châtiment, écartelé à la frontière de l'innocence et de la complicité. Et cet état de scepticisme l'entraîne sur le chemin de la réflexion, sur la signification de la vie et du sens de l'existence. Le film touche à cet indestructible désir des hommes pour la vie, la liberté, le bonheur, les illusions jamais réalisées, à ces riens qui nous apportent l'énergie, pour continuer à vivre, à s'endormir, à s'éveiller, jour après jour. L'histoire de Maloin est la nôtre, celle de tous ceux qui doutent et qui peuvent encore s'interroger sur leur pâle existence.
L'homme de Londres fait parti de ses films que l'on trouve soit fascinant, soit catastrophique. Pas de compromis : «ce récit [...] fait vibrer par sa beauté plastique fulgurante ou, à l'inverse, indispose par son hermétisme d'un autre âge» (Ciné Live), «Révoltant de beauté et à crever d'ennui» (Libération), «Le cinéaste Hongrois adapte Simenon de façon assez opaque et confuse, sans réelle identité, malgré l'atmosphère prenante et l'esthètique superbe» (Les Inrockuptibles), « un ennui mortel face à tant [...] de beauté formelle» (Le Nouvel Observateur), « Beau mais surtout ennuyeux » (L'Express), «une approche conceptuelle qui en a rebuté plus d'un, y compris au sein de la rédaction. A vous de voir» (Studio).
Si Le Monde estime que c'est «un des films les plus fidèles qui soient à la fameuse atmosphère du père de Maigret» et que Première le trouve «totalement fidèle à l'esprit et à la lettre de Georges Simenon», Le Figaroscope parle quant à lui de «2h12 d'ennuis profond, une dizaine de plans fixes pour évoquer ce roman de Simenon, qui n'a pas mérité ça»
Pour conclure « Le filmage [...] tellement splendide, [...], l'atmosphère tellement prenante» (Les Inrockuptibles), le «décors étonnant et écrasant [...] les mouvements de caméra lents et beaux » font que ce film devient «fascinant à l'extrême» malgré un «envoûtement qui fini par lasser, ne suscitant, en définitive, qu'une admiration contemplative» (Télérama).
Détails techniques
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Jamais deux sans trois
Le roman policier du célèbre Georges Simenon, L'Homme de Londres n'en est pas à sa première adaptation cinématographique. Henri Decoin, en 1943 est le premier à porter le livre à l'écran avec son Homme de Londres. Trois ans (...)
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