Versailles |
DrameParis, aujourd’hui. Un enfant et sa jeune mère cherchent tous les soirs un abri pour dormir. Nina est sans emploi, ni attaches. Enzo a 5 ans, il accepte sans rien dire cette situation, prenant la main de sa mère pour s'endormir. Leur errance les conduit à Versailles. Dans les bois, tout près du château, vit un vagabond dans une cabane, retranché de tout. Il s'appelle Damien. Nina passe une nuit avec lui. Au petit matin, elle laisse l’enfant et disparaît, dans l'espoir de reconstruire sa vie. À son réveil, Damien découvre Enzo, seul. Un peu sauvage, l'homme commence par le repousser. Au fil des jours, des saisons, l’homme et l’enfant vont se découvrir, s’apprivoiser, s’attacher. Leur lien sera aussi fort que leur dénuement. Un jour pourtant il faudra quitter la cabane, et lorsque Nina, ayant retrouvé du travail et trouvé une certaine stabilité, revient chercher son fils, elle découvre le cabanon entièrement brûlé...
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Presse :
(3,25)
Les plus
Les moinsPour son premier film, Pierre Schoeller a su séduire. Ciné Live complimente « le réalisateur qui s'emploie avec méticulosité à pulvériser la carapace qui, d'habitude, nous permet de supporter le monde. Bouleversant ». Première n'est pas moins ému de ce film d'actualité dont ressort « une puissance sociale et politique exceptionnelle, une façon de regarder en face ce délitement de la société française où l'extrême pauvreté côtoie la richesse la plus ostentatoire. » Outre le sujet, le style aussi est remarquable : « Schoeller y affirme une véritable écriture cinématographique, un véritable univers de metteur en scène, entre épure et stylisation, réalisme et clair obscur. Versailles révolte, émeut et fait du bien dans une société gagnée par l'individualisme.» Les Inrocks appuie également cet avis « Versailles s'élève contre certaines aberrations et injustices du système et marque un regret en rêvant d'autre chose, mais en révèle également le caractère nécessaire pour une critique sociale tout en douceur ». C'est justement cet engagement qui modère le jugement de Télérama, selon qui « même si elle est plutôt réussie, cette veine fait diversion au vrai sujet du film : une filiation accidentelle et durable, hasardeuse et profonde ». TéléObs émet également quelques réticences à propos de « l'abus d'images symboliques et des schématisations psychologiques qui finit par contrer l'effet recherché ». Mais dans l'ensemble, l'enthousiasme des critiques semble l'emporter. Ainsi Libé est séduit par la mise en scène : « Il y a une volonté d'intensité et surtout un très bon directeur d'acteur. Et derrière celui-ci, il y a un acteur, juste le plus grand en France : Guillaume Depardieu. Il joue sur une appropriation totalement personnelle d'un rôle manifestement écrit pour lui ». Véritable ovation pour l'acteur. Le Parisien aussi est littéralement sous le charme de l'acteur : « Guillaume Depardieu livre une interprétation impressionnante », tout comme Les Cahiers du Cinéma « Damien c'est lui. Dans chaque plan Guillaume Depardieu convoque le spectateur, le regarde, lui parle, l'invite à se mesurer à une exigence sans nom ». En bref, « Du cinéma poignant et à poigne. » (L'Express)
Détails techniques
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Box-office |
Un premier film
Pierre Schöller, qui avait déjà réalisé un téléfim en 2001, Zéro Défaut, signe avec Versailles son premier long métrage en tant que réalisateur. Il était auparavant scénariste de films comme Quand tu descendras du ciel d' Eric Guirado, (...)
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