Inju, la bête dans l'ombre |
Policier, ThrillerEn tournée promotionnelle pour son nouvel ouvrage, Alex Fayard arrive au Japon et rencontre Tamao. Cette jeune femme est menacée de mort par son ancien petit ami. Alex décide de l'aider pour mettre fin aux soucis de la belle. Durant son périple, l'écrivain croise le chemin de Shundei Oe, un auteur de thrillers dont il est le spécialiste en France. Un monde étrange et pervers s'ouvre alors au romancier...
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Presse :
(2,17)
Les plus
Les moinsInju a été jugé à sa sortie comme un « film qui n'en finit pas de dérouter le spectateur » (Le Monde). Il est vrai Barbet Schroeder part d'une « intrigue familière où le héros perd peu à peu pied en voyant ses certitudes disparaître les unes après les autres ». Le héros, c'est Benoit Magimel, « parfait dans un mélange d'arrogance française et de naïveté du touriste perdu dans une culture qu'il croyait bien connaitre » selon Les Inrockuptibles, « à côté de la plaque » selon Première. Dans la vision du Japon, « le cliché est manifeste, le film s'assumant comme rébus ludique » (Télérama) et le scénario, « quelque peu embrouillé, fait qu'on a du mal à suivre cette intrigue souvent sanglante et violente, perverse par moments » (Le Parisien). Qui plus est, Schroeder joue sur la « confusion entre réalité et fiction » (Le Monde) et le film parle de « la traversée du miroir, de l'immersion dans ce qui relevait auparavant d'un fantasme » (Les Inrockuptibles). Inju, « brillant thriller sexuel », est aussi un « beau traité sur l'érotisme de la fiction et les fictions de l'érotisme, admirable et modeste leçon sur les puissances de l'imaginaire » (Les Inrockuptibles) et « revisite un registre SM que Barbet Schroeder a autrement mieux exploré dans Maitresse » (Première). Le film « confirme la curiosité de Schroeder pour l'altérité géographique et culturelle et son inclination à la remise en question des frontières normatives ou morales » (Les Inrockuptibles). C'est aussi et enfin « un beau jeu de pistes cinéphiles avec son principe à la Hitchcock, son héroïnes et ses lieux mizoguchiens, son érotisme saisissant à la Oshima. » (Les Inrockuptibles). Nul mieux que le Figaroscope a su définir le film: « Ce n'est pas seulement un très bon thriller, c'est un superbe exercice de style sur le thriller. Barbet Schroeder lance son héros étranger dans le monde triplement codé de la littérature noire, du cinéma de genre et du Japon ». La critique s'est accordé à louer la mise en scène de ce film dérangeant. Selon le Monde, « la facture du film est superbe ». Les Inrockuptibles développent: « Barbet Schroeder utilise à merveille les ressources des décors japonais, rehaussant son univers de simulacres: cloisons coulissantes, faux murs, trappes, transparences, cadres dans le cadre... » (Les Inrocluptibles). En une phrase, « Barbet Schroeder adopte une écriture féline, avec une précision et une élégance captivantes » (Le Figaroscope).
Détails techniques
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Box-office |
Naissance du projet
Barbet Schroeder a lu l'œuvre originale Inju de Edogawa Rampo il y a cinq ans sur les conseils de Raoul Ruiz. Fasciné par l'histoire de rivalité entre écrivains japonais, il a cependant abandonné l'idée d'une adaptation cin (...)
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