Useless |
DocumentaireJia Zhangke dresse un portrait de la Chine contemporaine à travers un documentaire qui se focalise sur le milieu de la confection et de la mode. Il y montre l'activité d'une usine de vêtements, le travail de la styliste Ke-Ma qui prépare un défilé à Paris, et la vie d'une boutique de vêtements.
Presse :
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Les plus
Les moinsAlors que la critique se remet à peine de l'éblouissant Still Life, Jia Zhangke revient avec Useless, un documentaire sur le milieu de la mode chinois, qui superpose et confronte la production industrielle de vêtements propre au régime communiste, le travail des petits artisans menacés par la logique industrielle chinoise et les créations de la styliste Ke Ma, dont la ligne Useless inspire au film son titre et son thème (il s'agit à l'origine d'une commande de la styliste au cinéaste). Mineur, le film n'en est pas moins signé Jia Zhangke et reste pour cela intéressant aux yeux de la presse. Les heureux d'abord : Les Inrocks constate que « Jia Zhangke ne faiblit pas, continue de nous subjuger et de prendre à chaque nouveau film une dimension de plus en plus grande », en signant un « beau documentaire sur les effets pervers de la mondialisation. » Télérama est aussi séduit par un film dans lequel « Jia Zhangke tisse une allégorie composite de son pays, à bonne distance des choses et des gens, antithèse exacte des reportages télé. » Si les Cahiers est pour la première fois déçu par le cinéaste qui signe un film qui « ne possède pas l'intensité de Dong, ni la grâce et la majesté de Still Life », la revue considère que Useless reste « un admirable documentaire ». Première se montre ainsi intrigué par les « très longs plans-séquences savamment décousus (comme les costumes de Ke Ma) », qui permettent un « instantané de la Chine contemporaine ». Positif retrouve « la qualité habituelle du cinéaste dans des situations du réel qu'il ne dirige pas lui-même, mais qu'il met en forme pour faire un film », mais regrette que le film soit cloisonné en trois parties distinctes et manque ainsi de cohérence dans son propos. Ciné Live adhère au propos mais finit par bâiller lors de la troisième partie. Même refrain dans Studio, selon qui le film bascule, et ce malgré « la forme d'une élégance rare », rapidement dans l'ennui. Pour résumer, nous avons certes un film mineur de Jia Zhangke, qui n'atteint pas les sommets esthétiques de ses précédents opus, mais qui est loin d'être inutile.
Détails techniques
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Voir Venise... et filmer
Présenté en compétition à la 64e Mostra de Venise, le dernier documentaire de Jia Zhangke sur le monde de la mode a remporté le Grand Prix de la section « Horizons documentaires ». Il faut dire que le metteur en scène chinois (...)
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