It's a Free World! |
DrameAngie n'a peut-être pas fait d'études, mais elle est jeune, énergique et ambitieuse. Elle a connu des moments difficiles, mais cette fois, elle est bien décidée à avoir sa part du gâteau. Avec sa colocataire Rose, Angie monte un cabinet de recrutement. Elle évolue désormais dans le monde nébuleux des agences pour l'emploi, des contremaîtres et des ouvriers immigrés, au coeur du miracle économique anglo-saxon
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Ken Loach renoue avec ses thème favoris dans ce drame social à la différence près qu'ici l'exploité devient l'exploiteur. C'est donc une mini révolution dans le cinéma de Loach qui opère un renversement des valeurs et «bouleverse les schémas moralisateurs et les aspirations héroïques» comme l'écrit Amélie Dubois des Inrocks. Ken Loach passe cette fois au crible le miracle anglo-saxon et juge non pas son héroïne mais «le système qui réveille son égoïsme» note Jean-Luc Douin dans Le Monde. Selon Studio, Ken Loach «frappe fort» et «nous identifient en douceur mais non sans profondeur à cette femme qui bascule dans un marché impitoyable». Cette immersion est rendue possible par la prestation toute en «rage, finesse, agressivité et conviction» de Kierston Wareing. It's a free world! est aussi a women's world. Ciné live salue l'aspect puissant et surprenant» de l'oeuvre de Loach. Le Figaro quant à lui évoque «le réalisme absolu du film» qui sème «la confusion entre thèse et fiction» et en fait «une démonstration sans faille». Le réalisateur livre un portait tout en nuances en adéquation avec le monde qu'il dépeint comme l'écrit Bruno Icher de Libération qui voit dans le film «une démonstration terrifiante de l'inéxorable sens du monde». Le film de Ken Loach ferait même oeuvre de salut public selon Téléobs pour qui il s'avère «indispensable» et «captivant». It's a free World! séduit donc avant tout par son propos, l'objectivité de sa démonstration ou sa rigueur morale comme le fait remarquer Christophe Carrière de L'Express. Une oeuvre donc qui dérange.
Détails techniques
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Ken Loach, égal à lui-même
Souvent qualifié de cinéaste social, Ken Loach s'intéresse une fois encore à ceux que le « miracle économique anglo-saxon » broie, du point de vue, cette fois, des ouvriers immigrés. Le réalisateur a trouvé l'origine de son (...)
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