Lust, Caution |
Drame, ThrillerDans les années 1940, alors que le Japon occupe une partie de la Chine, la jeune étudiante Wong est chargée d'approcher et de séduire Mr Yee, un des chefs de la collaboration avec les Japonais, homme redoutable et méfiant que la Résistance veut supprimer. Très vite, la relation entre Wong et Mr Yee devient bien plus complexe que ne l'avait imaginé la jeune femme
Presse :
(2,60)
Les plus
Les moinsLa critique française ne partage pas totalement l'enthousiasme du jury de Venise, qui donna en 2007 son second lion d'Or à Ang Lee pour Lust, Caution. Elle semble au contraire déchirée entre l'envie de se vautrer dans la luxure de la beauté des images passionnées du film et une certaine prudence face à son académisme. Positif salue ainsi « les scènes d'amour magnifiques », grâce auxquelles Ang Lee retrouve « l'ampleur dans l'intime » de Brokeback Mountain, mais déplore « les enjeux politiques décoratifs » et le « parfait académisme de la fresque historique ». TéléObs concède que le film est « très beau », mais que « tout est prévisible et figé, d'autant plus que le film dure 2H38, soit une heure de trop ». Marc Toullec défend dans Ciné Live un film « chaud, torride même, parfois brutal et finalement morbide », mais son enthousiasme est tempéré par « une facture un peu trop académique ». Première retrouve dans un film « inégal » le thème cher à Ang Lee « de l'identité individuelle face aux conventions sociales ». Le Monde repère le même thème « des amours cachées, entravées par les codes sociaux », habilement développé dans un riche film. D'autre sont plus immédiatement séduits par le film, comme Télérama, qui adore « la drôle de tension qui habite le récit » qui enrichit « cette capiteuse fresque romanesque ». Studio est plus sceptique car « si les scènes de sexe titillent, la psychologie, l'intrigue, et la mise en scène donnent plus le sentiment d'assister à un honnête téléfilm érotico-historique qu'à un grand film épique ». « Tout semble sortir d'un musée soigneusement entretenu », nous explique Le Figaro, qui regrette la préciosité du film et l'inutilité de sa belle image. Les Inrocks vont plus loin, trouvant « consternant cette morne tisane esthétisante », tout comme Gérad Lefort de Libération, qualifiant le film de « mystères et splendeurs de l'Orient éternel qui tient plus du travail d'ensemblier pour vitrines de fêtes que de la mise en scène ». L'Express Styles explique que le film mérite « la palme du chichicul – néologisme formé de chichiteux, pour le style ampoulé, et de cul, pour le tropisme érotique. Celle-ci n'existant pas, on lui a remis un lion d'or à Venise ». Voilà donc un film qui ne vaut, pour reprendre la boutade de Première, que pour ses scènes de Lee.
Détails techniques
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Une question de temps
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