« Edulcoré, coupé, remonté » (Le Monde) lors de sa sortie, Les Cendres du temps ressort dans une version à l'image « améliorée, peaufinée » (Le Monde) et au montage modifié. Si le scénario est toujours « alambiqué jusqu'à l'incompréhensible » (Télérama), il faut accepter que le film « suit une logique onirique plus qu'une chronologie par ailleurs soumise au chaos temporel » (Le Monde). Cette « splendide fresque, pétrifiée de mélancolie, sur la catastrophe de l'amour » (Les Inrockuptibles) « lorgne moins du côté des traditionnels films de sabre chinois que de la peinture. Wong Kar-Wai y refuse sciemment tout ce qu'attendent les amateurs de film de sabre: scènes bataille et de duels, séquences épiques, spectaculaires, voltiges. Il stylise le genre, filme au pinceau » (Le Monde). Le résultat, c'est un film « beau et captivant » (Le Figaroscope), « définitivement splendide » (Les Inrockuptibles), d'une « terrassante beauté » (Premiere), dont la ressortie est principalement marquée par le nouvel étalonnage de la « photographie sidérante de Christopher Doyle, à la fois irréaliste et très concrète », portant la « recherche formelle à la limite de l'expérimental » (Télérama).