Babylon A.D. |
Action, Aventure, Science-fiction, ThrillerToorop a mené bien des combats et survécu aux guerres qui ont ravagé le monde depuis le début du XXIème siècle. La mafia qui règne sur l'Europe de l'Est confie une mission délicate à ce mercenaire : convoyer de Russie jusqu'à New York une mystérieuse jeune fille prénommée Aurora pour la remettre aux mains d'un ordre religieux tout puissant. Mais il s'aperçoit que son corps produit un virus mortel pour les humains...
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Presse :
(1,20)
Les plus
Les moinsSi le tournage de Babylon A.D. A été une « épopée noire du cinéma français, le film n'a rien de tourmenté, de difforme, de monstrueux, il est simplement ordinaire » (Le Monde). Selon Libération, « il n'est pas impossible que le making-off réserve plus de rebondissements musclés que le film lui-même ». Le quotidien est clair: avec ce film qui, après cinq ans d'attente, devait être son chef d'oeuvre,« Kassovitz déçoit ». Le Figaro voit dans le film la preuve que la traversée de l'Atlantique a eu « raison de l'invention et de la personnalité du cinéaste, victime du gigantisme ». La faute première en revient au scénario, « laborieusement prévisible », qui charie « tous les poncifs du cinéma d'anticipation de ces cent dernières années » (Libération). L'Express renchérit : « Babylon A.D., c'est la Samaritaine de l'anticipation: on y trouve de tout et c'est trop! » « En simplifiant les implications philosophiques du roman pour privilégier l'action, Kassovitz a satisfait aux exigences du genre » (Le Parisien) et « testostérone et mystique se mêlent maladroitement » (L'Express). Reste alors une « tambouille millénariste où l'écologie et la religion sont les seules planches de salut pour s'extraire du chaos » (Télérama), un « long déroulé de scènes spectaculaires jalonnées de morceaux de bravoure » (Le Figaro), tout cela pour le constat que « le monde va mal et que ça va bien finir par péter un jour ou l'autre » (Les Inrockuptibles). Autre faiblesse: l'interprétation. Vin Diesel, entouré de quelques guest-stars au « grimage excessif » (Les Inrockuptibles), se voit qualifié de « musculeux déménageur » (Le Figaro) à l'« éternel regard de bovidé » (Télérama) qui « déroule sans état d'âme son numéro de brute au cœur tendre » (Libération). Alors que «« ni le scénario ni le casting ne sont en mesure de rivaliser sur le terrain des blockbusters dont le film se pare des apparences » (Libération), la mise en scène est elle aussi dénoncée, accusée de se reposer uniquement sur les effets spéciaux. Le style Kassovitz est ainsi défini par Les Inrockuptibles: « grossir systématiquement le trait, découper au hachoir et recouvrir le tout d'un lavis kitsch » . La comparaison avec Blade Runner « auquel Matthieu Kassovitz semble vouloir rendre hommage avec ce pastiche tiède » (Libération) et, plus encore, avec Les Fils de l'homme tourne largement en la défaveur de Babylon A.D. « Là où Les Fils de l'homme décalait quelques éléments de notre monde pour en faire l'enfer à venir, Babylon A.D. recourt systématiquement au pittoresque numérique, suscitant des visions qui voudraient être dantesques mais qui ne laissent que l'impression d'être coincé dans un des niveaux les plus ennuyeux d'un jeu vidéo. » (Le Monde). Toute la presse ne partage pas cette conclusion sévère. Même si Télérama constate qu'« après Dante 01, de Marc Caro, le prétentieux Chrysalis, de Julien Leclercq et l'indigeste Eden Log, de Franck Vestiel, Babylon A.D. confirme l'inaptitude congénitale du cinéma français pour la science-fiction », il rejoint le Parisien lorsque celui-ci affirme que le film de Kassovitz « présente les qualités d'un honnête film d'action à grand spectacle ».
Détails techniques
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Box-office
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Le Titre
Les lettres A.D sont pour les plus agnostiques impénétrables. Elles se réfèrent en fait à la bible et sont l'abréviation de Anno Dominici. En latin, elles désignent l'année en cours. Babylon A.D signifie l'ère Babylone. NB : Babylone est (...)
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