Les Liens du sang |
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DrameA Lyon, à la fin des années 1970, François, inspecteur de police, vient en aide à son frère, Gabriel, quand ce dernier sort de prison dix ans après avoir été condamné pour meurtre. Leurs choix les ont conduits chacun d'un côté de la loi, mais les deux frères font de leur mieux pour se retrouver, d'autant plus que Gabriel est décidé à entamer une nouvelle vie, loin de ses vieux démons. Son frère l'aide à se loger, à trouver un emploi, et l'ancien taulard rencontre même l'amour en la personne de Nathalie. François, lui, tombe amoureux de Corinne, la compagne d'un voyou qu'il a fait coffrer...
Presse :
(3,50)
Les plus
Les moinsUn polar en forme de tragédie familiale shakespearienne ? Deux frères, l'un flic intègre, l'autre truand tentant de rester du bon côté de la loi, qui sauront se retrouver dans l'adversité ? La presse s'enthousiasmant ou regrettant un polar de facture classique ? Non, il ne s'agit pas de La Nuit nous appartient, mais des Liens du sang, un film noir français que Jacques Maillot a mis quelques années à réaliser. Le fait de déplacer l'intrigue de New York à Lyon et des années 80 aux années 70, comme de se référer à Sautet plus qu'à Coppola, et d'employer Cluzet et Canet plutôt que Mark Wahlberg et Joaquin Phoenix entraîne néanmoins un accueil tout de même plus tiède de la part de la critique. Celui-ci n'est cependant pas mauvais, mais il est loin d'égaler l'enthousiasme qui accompagna la sortie du film de James Gray. Ciné live salue ainsi un « polar de facture classique, auquel il manque un rien de souffle », et qui puise son meilleur dans le face à face Canet/Cluzet. Les Inrocks évoque aussi un « polar on ne peut plus classique et une mise en scène sans inspiration, rattrapée par la performance de François Cluzet. » Positif, séduit par la description réaliste du quotidien des années 70 et par les portraits que composent les seconds rôles, soupire cependant en constatant que « l'intrigue policière n'évite pas les clichés ». Télérama souligne aussi la qualité de la reconstitution où « tout est estampillé années 70, jusqu'au plus petit poil de moustache de François Cluzet ». Studio est déjà plus élogieux, considérant que Jacques Maillot, « avec son thème de film noir, signe un polar à la française qui lorgne du côté de Claude Sautet et de son cinéma humain ». Première est surpris tant « le réalisme brut de ce polar âpre, où les balles, les coups de poing et les coups de sang qui sifflent pour de vrai, prend à la gorge ». Libé est aussi dithyrambique sur le film, « polar anxieux que l'on peut apprécier comme les films de Lucas Belvaux : pour ce qu'il apporte de bonnes nouvelles quant à la possibilité d'un cinéma de genre pas racoleur et sincère ». Voilà donc un polar français classique à l'ancienne... peut-être justement un peu trop.
Détails techniques
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Deux frères
On le sait, ce sont les histoires vraies qui donnent les films les plus romanesques. La tragédie dont s'inspire Jacques Maillot, contant le destin de deux frères, l'un policier intègre, l'autre truand reconnu, est ainsi tirée de la vraie (...)
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