Le réalisateur de La Mémoire dans la peau, le scénariste de Dark City et de Batman Begins et le superviseur des effets spéciaux de Matrix derrière la caméra, Hayden Christensen (Star Wars) et Samuel L. Jackson (Star Wars, Pulp Fiction) devant : voilà un casting qui a de quoi faire saliver la critique et le spectateur. Studio nous met pourtant en garde contre le crash d'un « film bondissant qui finit par s'écraser, plombé par un dilemme moral manichéen et une histoire d'amour conventionnelle et plate ». Le Monde considère Jumper comme le premier épisode d'une série, qui « a tous les défauts de ces films d'exposition sans offrir aucune promesse de plaisir dans les futures épisodes ». S'il ne saute pas au plafond, Jean-Marc Lalanne des Inrocks trouve cependant « cette partie de cache-cache téléportée aux quatre coins du monde assez réjouissante », tout comme Le Figaro, qui « s'amuse beaucoup à cette sorte de course poursuite virtuelle » et Le Parisien, bluffé par « les scènes d'actions spectaculaires et les effets spéciaux impressionnants ». Première aussi est heureux devant « les scènes d'actions défiant les limites de l'espace, les images folles, les poursuites hyper kinétiques qui débutent à Londres pour s'achever dans le désert Égyptien » mais peine à trouver un scénario et des personnages dans ce spectacle son et lumière. Et même ces scènes de bastons finissent par lasser : elles se font « interminables » au bout d'un quart d'heure pour Libération et Metro, qui conseillent très fortement de jumper ce film « aussi excitant et original qu'un prospectus d'agence de tourisme ». En bref, Jumper manque finalement de détente et ne saute pas bien haut.