Un chef d'œuvre, un prodige, « un coup de semonce dans l'univers ramolli des pixels » (Les Inrock). Les films Pixar font souvent sensation (souvenez-vous Ratatouille ), mais là, si les critiques pouvaient se rassembler aux pieds du petit robot et chanter à sa gloire, elles le feraient ! L'ode à Wall-E concerne tout ses aspects : « La réalisation, l'animation, les couleurs, les voix électroniques de Ben Burt... tout tient du génie » (Ciné Live). Pour commencer, Wall-E est sans aucun doute l'un des personnage les plus réussis : « plus touchant que Nemo, plus têtu que Buzz l'éclair dans Toy Story, aussi drôle que les créatures de Monstres et Cie. Usant du moindre rouage, du plus petit clignotant, de la rondeur des gros yeux loupes et de la fragilité mélancolique des gestes, ce drôle de héros montre plus de présence et d'émotion que la plupart des bêtes à poils et à plumes. » (Télarama). Cette créature n'est pas seulement incroyablement mignonne, elle est également le vecteur d'une morale qui va au delà du traditionnel message de tolérance auquel les dessins animés sont habituellement attachés. « D'emblée, l'histoire à tonalité écologique immerge le spectateur » (Première). Le message est clair, la terre n'est plus qu'une poubelle toxique et les humains « des larves devenus incapable de mouvement autonomes » (Le Monde), sous ses airs enfantins, Wall-E est un film catastrophe à l'instar du pamphlet d'Al Gore Une vérité qui dérange. C'est donc sans aucun doute « Le film le plus subversif jamais produit par le studio » mais « on ressort de là délicieusement diverti et interpellé comme rarement sur le sort de l'humanité sans jamais avoir senti la leçon passée. » (Le Figaro). Car heureusement, la légèreté est aussi au rendez-vous, et la romance entre Wall-E et ce joli robot high-tech Eve émeut les critiques les plus dures, elle rappelle au Monde « une idylle digne des grands amours au temps du cinéma muet ». Tout le monde est donc unanime ? Presque, une critique ose un avis plus mitigé que les autres, Télérama a en effet pesé le pour et le contre de ce film, et n'est pas convaincu par ces « machines nostalgiques de l'humanité qui couinent un discours écolo à deux balles. », est aussi critiquée la vision des humains qui est : « un sommet de laideur et de bêtise ». Cependant une chose est sure, Wall-E a séduit le plus grand nombre et selon Libération : « Il y à fort à parier que le petit robot de l'espace prenne avec le temps l'étoffe pure et simple d'un mythe ».