Les critiques sont unanimes: il s'agit là d'«un excellent western australien, étrange, violent et décalé» (Le Figaro). Filmsactu souligne la tension dramatique, «l'ambiance tendue» de ce film qui «baigne dans une atmosphère saisissante, qui prend littéralement aux tripes grâce à un travail visuel et sonore fouillé.» Première, à propos du récit «simple et intense», trouve qu'il «rappelle la violence élégiaque de Sam Peckinpah et des meilleurs western réalistes» et excessif.com salue le scénario «remarquablement écrit» par Nick Cave, qui «isole les archétypes du western traditionnel en remplaçant les indiens par des aborigènes et traduit à travers eux les inégalités de l’époque». «La représentation de la violence, amplifiée par le caractère intrusif des sons et de la musique, fait évoluer le récit vers un climax très brutal qui peut être vu comme la métaphore d'une nature sauvage oppressée par la civilisation», ajoute le site. Quant à la réalisation, il s'agit d'«une image originale qui joue du contraste entre la fragilité des hommes et la sérénité grandiose des paysages (Première), »La chaleur crade et dérangeante du climat en devient presque palpable« (Filmsactu), » John Hillcoat organise des plans inspirés, comme une succession de tableaux élégiaques, avec un sens du cadre et un souffle épique hérités des maîtres de l’écran large« (Excessif). En bref, Hillcoat » illustre mieux qu'aucun autre combien l'Australie du XIX siècle se prête au western. « (Première), »Sa force, c'est son étrangeté« (Excessif). Quant aux acteurs, ils sont »tous excellents« et »Guy Pearce incarne avec intensité le loup solitaire« (Filmsactu).
Seul Télérama trouve le récit »exagérément lent« mais reconnaît son visuel »impressionnant«.