Lions et agneaux |
Drame, GuerreDans les montagnes enneigées d'Afghanistan, un hélicoptère de l'armée américaine est abattu par les Talibans. Perdus en milieu hostile, les soldats sortis indemnes du crash luttent pour survivre et attendent d'éventuels secours. Responsable de l'échec de l'opérateur, le sénateur Jasper Irving préfère les abandonner, tout en négociant le retrait des troupes américaines du pays. Le sort du GI's ne tient désormais plus qu'à la volonté d'une journaliste et d'un universitaire...
Presse :
(2,40)
Les plus
Les moinsRobert Redford déçoit. Son film, jugé bavard et démonstratif n'accroche pas vraiment l'attention. C'est l'avis de Première pour qui « ce qui aurait pu être un thriller politique passionnant tourne au méchoui politique ». Une photographie tiède, des rebondissements inexistants et une morale simpliste : « Si tu ne t'engages pas, d'autres le feront pour toi, et il y a de grandes chances qu'ils prennent les mauvaises décisions ». Redford signe un film fourre-tout, où «il règle ses compte avec tout le monde» sans grande subtilité (Ciné Live). Même conclusion chez les Cahiers du cinéma, où Redford, qui sent que le temps des démocrates est venu, s'adresse au peuple de gauche pour qu'il ait le courage de s'engager. Le réalisateur se désintéresse des scènes de guerre, et livre un film médiocre. L'Express s'associe à cette opinion, ajoutant que Redford prêche des convaincus et prend le reste des Américains pour des idiots. Métro s'ennuie devant ce film moralisateur et lent, qui est tout l'inverse d'un pamphlet anti-guerre. Les Inrocks font aussi la moue à la vue de ce long métrage constitué aux trois-quarts de dialogues sans éclat particulier, peu crédible pendant la partie « action » en Afghanistan, « confondant de naïveté, réelle ou feinte ». Idem chez Télérama, déçu par la partie militaire. Redford semble découvrir ce que tout le monde savait déjà : les mensonges de l'administration Bush et le cynisme des médias américains. « Lions et agneaux est cinématographiquement plat comme un débat à l'ORTF ». Seul point positif : Tom Cruise, « immense acteur qui sauve le film de l'insignifiance ». Accueil glacial pour les uns, tiède chez les autres. A l'instar de Studio, qui ne se mouille pas : « véritable démonstration sur la responsabilité des politiques, des médias et des enseignants », mais ne sert pas la tradition des films de dialogues, qui « requiert des échanges plus percutants ou moins lénifiants ». Le Point regrette une copie démocrate trop bavarde et démonstrative malgré les bonnes intentions et les acteurs excellents, noyés dans cette dissertation. Libération tique à ce film d'art et d'essai lancé comme un blockbuster. Le Figaro soutient mollement ce film engagé et purement didactique, où Redford s'est donné le beau rôle du donneur/receveur de leçons. Télérama et Le Nouvel Obs sont,en revanche, plus convaincus par le « formidable duo-duel auquel se livrent, (...) le sénateur ambitieux et la reporter (presque) revenue de tout », à savoir Tom Cruise, « crapule née » et Meryl Streep.
Détails techniques
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Retour derrière la caméra pour Robert Redford
Robert Redford n'avait pas réalisé de film depuis six ans. Dernier en date, La Légende de Bagger Vance.
Première production de Tom Cruise depuis son éviction de la Paramount
Lions et agneaux marque le (...)
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