«Le réalisateur, Rodolphe Marconi, est un disciple qui aurait mérité, lui aussi des luntettes noires afin de ne pas se laisser éblouir» dixit Marianne. Et c'est l'avis de la presse en général. Rodolphe Marconi ne parvient pas à éviter l'écueil du fan réalisant un documentaire sur son idole. Du mégalo à queue de cheval, on ne saura rien de plus que ce qu'il ne veut livrer. Pour preuve, Première dévoile que le couturier a même obtenu le final-cut du film. Ciné Live en rajoute une couche en assassinant la photographie du film, «un visuel à vous flanquer la nausée», «pas vraiment Chanel». Un film qui n'a de confidentiel que le nom, pour les Inrockuptibles, qui regrettent le côté naïf de Marconi, dépassé par l'icône. Pour Télérama et Libération, Marconi s'était lancé un défi, être confidentiel sans être publicitaire avec un personnage surmédiatisé... Défi raté. Pour Louis Guichard, le film «léger et gracieux, ne cherche pas vraiment à traverser cette apparence». Lagerfeld ne serait-il, au final, qu'une essence? Pour le Figaro, la conclusion est simple : le réalisateur livre un portrait trop superficiel «qui n'aborde pas le personnage sous toutes ses coutures». Marconi se contente de suivre les défilés et de se pâmer devant la créature Lagerfeld, décevant Le Nouvel Observateur. «Un portrait lisse que la vulgarité chic de Lagerfeld rend toutefois amusant» (L'Express). A l'opposé, Studio salue un documentaire qui fait la part belle au couturier allemand, qui tombe le masque.