Le Deuxième Souffle |
Drame, Policier, Thriller1958. Gu, célèbre et dangereux gangster condamné à vie, s'évade de prison. Traqué par la police, il veut s'enfuir à l'étranger avec Manouche, la femme qu'il aime. Ayant besoin d'argent, il accepte de participer à un dernier hold-up. Grâce à lui, le coup est une réussite. Mais, victime d'une machination montée par la police, Gu passe pour un donneur et un traître aux yeux de ses complices. Pour laver son honneur, Gu prendra tous les risques
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Presse :
(3,50)
Les plus
Les moinsSeconde adaptation cinématographique du roman de Giovanni, Le Deuxième souffle est le nouveau pari risqué du réalisateur Alain Corneau car il fait face à une première version renommée réalisée par le célèbre Jean-Pierre Melville. La presse s'en souvient et la comparaison est parfois rude avec quelques critiques sur les partis pris esthétique du metteur en scène de Série noire. A la rédaction du magazine Studio Thierry Cheze et Michel Rebichon sont divisés; le premier est pour le film et admire l'équation bonne mise en scène + décors haut en couleurs + hommes en noir + références au cinéma asiatiques = tragédie poignante. Le second est contre et ne supporte pas les couleurs « ripolin », les éclairages façon Wong Kar Waï, les ralentis made in Johnnie To et le manque de subtilité des effets numériques. Mi figue-mi raisin, Fabrice Leclerc de Ciné Live parle de « pari risqué, pari à moitié gagné » car le film serait « inégal, trop long, trop maniéré pour emporter le morceau malgré de vrais beaux instants de cinéma » et un Michel Blanc en pleine forme. Pour Première, les références asiatiques sont aussi appréciées que les « univers baroques et artificiels de la France des 60's » tout comme le casting trois étoiles, malgré des scènes de dialogues de théâtre désuets. Même avis pour le Monde qui outre un avis critique, évoque le parcours financier du film; Jean-Luc Douin y ajoute que l'idylle entre Gu et la prostituée Manouche est ici revenu alors qu'elle était « sabordée » chez Melville. Dans un autre état d'esprit, Vincent Ostria des Inrockuptibles incendie le film d' « un remake kitsch et rétro » certes plus proche du roman mais qui n'aurait pu se faire qu'avec « l'ingéniosité d'un débutant plutôt qu'avec le savoir faire et la fantaisie d'un vétéran. ». Les acteurs en prennent pour leur grades (« Palme à l'ectoplasmique Dutronc ») bien que le journaliste éprouve de la sympathie pour les « non-comédiens » Monica Bellucci et Eric Cantona. Dans une tribune « A bout de souffle » à L'express, Eric Libiot explique son blues suite à la vision du film « trop théâtralisé pour convaincre » du metteur en scène dont il a la plus haute estime. Pour Téléobs l'exercice de style est trop grand pour que les personnages prennent vie ce qui donne « un polar hybride au charme artificiel mais réel avec un casting poids lourd qui va du pire (Bellucci) au meilleur (Blanc, Dutronc) ». Quant à Pascal Mérigeau du Nouvel Obs, il préfère achever le débat: « Deux Deuxième souffle valent mieux qu'un. ».
Détails techniques
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Un Deuxième Souffle plus féminin
Après Jean-Pierre Melville, c'est Alain Corneau qui livre une adaptation du roman éponyme de José Giovanni. Le réalisateur dit vouloir revenir à la source de l'ouvrage, en mettant en avant le personnage féminin. Le (...)
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