La critique applaudit des deux paumes Szabolcs Hajdu, qui livre un récit autobiographique. Première se délecte de ce « film cruel où plane la violence physique et psychologique ». «Parabole cauchemardesque sur l'horreur des dictatures» (Le Nouvel Observateur), Les Paumes blanches est surtout un beau récit initiatique sur la libération de soi et la quête de légèreté (L'Express). Les Cahiers du cinéma sont enchantés par « la générosité impétueuse » et passent sur la maladresse de ce troisième film, premier à être distribué en France. Le côté « analyse du système communiste » ne convainc pas, mais c'est plutôt le présent que décrit le film qui touche, à l'instar des « séquences où l'entraînement silencieux prend des allures de défi ». Hajdu ne fait ni l'apologie du succès, ni celle des « médailles en chocolat ». Le réalisateur « a trouvé la formule d'un merveilleux qui lui sied bien ». Ciné Live applaudit à ces portraits d'enfants dressés toute en finesse, et révèlant un humanisme pudique. Même avis chez Studio ému par ce destin passionnant, dressant un rapport à la discipline dans un style quasi documentaire. Libération, en revanche, boude ce « mélo académique », à l'instar de Télérama, qui regrette l'essoufflement du film, malgré quelques belles scènes. Idem chez Les Inrocks, mi-touchés mi-ennuyés par un film pas totalement abouti, tombant parfois dans le pathos, mais la plupart du temps cohérent et sensible.