« Cru, nu, triste et bouleversant ». C'est en ces termes que Michel Rebichon de Studio décrit le film de Jacques Nolot, résumant l'avis général de la presse sur un film qu'elle n'est pas prête d'oublier. Seul Positif émet quelques rétissances face à la mise en scène « lente, elliptique et sobre » du film, mais semble presque gêné de ne pas complètement adhérer à la sincérité de cette chronique intime où « l'humour côtoie l'ombre de la mort ». Le Nouvel Obs adore cette « autofiction poétique en forme de journal intime », et qualifie le film de « beau, intrigant et inattendu ». La frontalité du propos et la force du film enthousiasment aussi Première, qui voit là une oeuvre « tendue et crue sur l'homosexualité ». Plus subtilement, Antoine Thirion lit dans Les Cahiers du Cinéma le film comme une représentation de la littérature centrée sur l'écriture. Mais c'est surtout le « réel plaisir » de retrouver la singularité de l'acteur de Téchiné que souligne le rédacteur. C'est aussi avec émotion que Télérama évoque ce film « élégant », heureux de retrouver « le lien intime, amical » que le spectateur tisse avec le personnage de Nolot, « metteur en scène infiniment précieux », pour Le Point. Libération, très touché et ému, voit encore autrement le film, « qui a l'argent pour motif (la peur d'en manquer) et la mort pour hantise ». Même Elle, pourtant prompt à avouer le peu d'intérêt pour le sujet, juge le film « plus que réussit », sentiment qu'explicite Pascal Mérigeau du Nouvel Obs : « Face au film, et même si a priori il se sentait éloigné du personnage, le spectateur n'est jamais voyeur, il est parfois complice, toujours proche ». Les Inrocks, très fans de Jacques Nolot trouvent aussi sa dernière oeuvre « lucide et bouleversante ». Comme le formule Studio « Avant que j'oublie ne pourra que marquer votre mémoire. »