La Forêt de Mogari |
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DrameShigeki vit dans une petite maison de retraite sous le regard bienveillant d'une aide-soignante, Machiko. Sans le savoir, tous deux partagent un lourd secret : la perte d'un être cher. A la suite d'un accident de voiture, Shigeki et Machiko se retrouvent seuls et désemparés. Lorsque le vieil homme s'enfonce dans la forêt voisine, Machiko n'a d'autre choix que de le suivre. C'est là, au coeur de cette nature protectrice, qu'ils vont à nouveau se sentir vivants
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Presse :
(2,00)
Les plus
Les moins« Du grand art » selon Les Inrocks, définitivement envoûtés. « Ombre protectrice, un peu inquiétante aussi, délicate et bouleversante », Naomi Kawase plane au-dessus de ses personnages comme un fantôme, selon le journaliste Jean-Baptiste Morain. Pour Le Monde, c'est une histoire simple et poignante, empreinte de grâce, que nous livre Kawase. Aidée d'une belle photographie, et d'acteurs parfaits – mention spéciale au comédien non-professionnel qui incarne le vieux Shigeki - , la réalisatrice peint un monde accueillant où les vivants ont leur place. Ce film onirique livre « une intrigue dépouillée et limpide », selon Le Figaro, qui salue ce « film mélancolique et apaisant, plein d'une pudique espérance ». Pour Le Point, Kawase «signe une oeuvre lumineuse, d'une grande poésie visuelle». Les mensuels ciné (Studio, Première, Ciné Live) sont au diapason. La Forêt de Mogari, c'est très beau, et c'est très ennuyeux. On est ébloui par les images lumineuses et assommé par les explications pas toujours subtiles. Le Nouvel Observateur préfère dire «beau mais terriblement austère». En revanche, Télérama se fend de deux critiques. L'une où l'image est palpitante et éblouissante, l'autre où le film est « conventionnel et engoncé dans le symbole », où l'intellectualisme tue le lyrisme. La Forêt de Mogari n'est alors plus qu'un « pâle plagiat forestier de la Ballade de Narayama ». Libération renchérit, emporté par sa déception. Kawase devient « une cinéaste qui contrôle ses affects, les dirige vers un public en demande d'exotisme nippon ». Même si on retrouve dans ce film toutes les obsessions de Naomi Kawase « l'impossible deuil, la fiction de la perte, l'échange d'un vivant contre la résurrection illusoire d'un disparu », « la forêt devient parfois transparente ».
Détails techniques
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Genèse du projet
La réalisatrice Naomi Kawase s'inspire de sa propre histoire : élevée par sa grand-mère elle a vécu les instants où celle-ci est devenue sénile. Un spécialiste en gériatrie lui propose alors un accompagnement de santé, et Naomi (...)
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