Alexandra |
DrameLa République de Tchétchénie de nos jours, dans un campement de régiments russes. Alexandra Nikolaevna vient rendre visite à son petit-fils, l'un des meilleurs officiers de son unité. Elle passe ici quelques jours et découvre un autre monde. Il n'y a dans ce monde d'hommes, ni femmes, ni chaleur, ni confort. La vie quotidienne y est miséreuse ; les sentiments ne s'y expriment pas. A moins que les forces et le temps ne manquent pour ces derniers. Ici, chaque jour, chaque minute, des questions de vie ou de mort se résolvent. Néanmoins, ce monde est peuplé d'êtres humains
Presse :
(3,40)
Les plus
Les moinsSans surprise, Alexandra, à la fois applaudi et hué au festival de Cannes, provoque des réactions complexes. Très émotionnelle pour Béatrice Toulon de Studio, bouleversée par cette « élégie à la paix, à l'amour et à l'entente entre les peuples » portée par Galina Vishnevskaya. Agréablement surpris CinéLive applaudit «une oeuvre humaniste et surréaliste». Avec un peu moins d'entrain, Le Journal du Dimanche semble apprécier le symbole de réconciliation russo-tchétchène véhiculé sur fond sépia. Ce n'est pas la paix mais les impasses du conflit qui sont pointées du doigt, avec douceur et «sans crier» selon L'Express.fr, qui sait gré à Sokourov d'avoir évité le militantisme. Mais Première qui reconnaît l'esthétique soignée du réalisateur, ne mord pas au discours politique « ambigu » du film où « la guerre semble lointaine » et les soldats russes sont « filmés comme des archanges ».
Bien sûr, répondent Les Inrockuptibles, car Alexandra n'est pas un film sur la guerre mais une allégorie de la Russie à travers sa «babouchka» «bourrue, fatiguée mais forte». Cela n'est définitivement pas suffisant pour le Monde qui n'excuse pas le silence du cinéaste sur les vraies causes du conflit. Libération, lui, accorde son pardon, semblant se pâmer et être horrifié à la fois de la politique du cinéaste dans laquelle l'Histoire est aspirée par l'art. Le film, en tous cas, aura fait couler de l'encre.
Détails techniques
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Pas de « guerre » dans ce film sur la guerre
Pour Alexandre Sokurov, il n'y a ni poésie, ni beauté dans la guerre qui n'est qu'horreur. Ainsi, il ne revendique pas Alexandra comme un film de guerre, mais comme un film « sur ce qu'il y a d'éternel (...)
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