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Sa Majesté Minor

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Fiche technique

 
 

Synopsis

Dans une île imaginaire perdue en Mer Egée, aux temps très lointains d'avant Homère, Minor, mi-homme mi-cochon, orphelin et muet, file des jours tranquilles dans la douce tiédeur de la porcherie en compagnie de sa bonne amie la Truie. Au cours d'une escapade en forêt mythologique, il fait la rencontre d'un des personnages les plus influents de son époque, le Dieu Pan - alias Satyre, qui l'initie à sa manière de bouc aux imprévus du paganisme. Perché sur une branche d'olivier pour épier Clytia, la fille du Patriarche promise au poète Karkos, Minor fait une mauvaise chute et se tue

 
 

Vidéos

 
 

Critique presse

Presse : Sa Majesté Minor - 3,0/5 (3,14)

Les + Les plus

  • Incongru, jubilatoire, paillard, débridé, culotté !

Les - Les moins

  • L'inégalité de l'interprétation...
 
 

Revue de presse

Annaud désarçonne et divise avec son dernier opus. On le savait singulier mais son côté provocateur étonne. Première y voit «un ratage flagrant». Le réalisateur se noie dans le vaste sujet de la mythologie grecque, victime de son «incompétence comique». Pour Les Inrockuptibles aussi c'est un échec, une «rencontre impromptue entre Pasolini et les Robins des bois». Annaud signe son plus mauvais film selon le Nouvel Observateur, et retourne «au stade anal». «Film indigeste et vulgaire» pour Métro, «plan-plan et cucul» pour Jacques Morice de Télérama, ce qui devait être une farce irrévérencieuse en déroute plus d'un. A l'instar de L'Ecran fantastique, qui liste les nombreuses qualités techniques du film avant de s'interroger sur l'absurdité des gags. Studio s'étonne qu'Annaud ait pu entraîner autant de grands acteurs dans cette «grosse farce païenne lubrique». Incompréhension aussi du côté de Libération qui qualifie Minor de «monument d'inanité vertigineux», prêt pour la Palme du «nanar flamboyant». Le résultat, pour Marianne : «un grand bordel visuel» qui tient à la fois de la «sève succulente et de la piquette revendiquée». Un «conte baroque et gaulois» pour Dominique Borde du Figaro, qui soupçonne Annaud de livrer «son Satyricon», moins inspiré que celui de Fellini. Pour Louise Chevalier du Point, Annaud reste insaisissable, sautant de genre en genre, inclassable. Cette oeuvre «loufoque» est portée par des acteurs au top de leur forme et un scénariste, Gérard Brach illuminé et lumineux. Opinion partagée par toute la critique, qui se fend d'un éloge de Brach, décédé 4 jours après le début du tournage. Cet «objet cinématographique non identifié» convainc Ciné Live et Les Cahiers du cinéma, séduits par tant d'audace. Pascal Mérigeau s'enthousiasme aussi pour le risque pris par le réalisateur français. Annaud se libère des contraintes, une prouesse qui a le mérite d'exister pour Eric Libiot, de l'Express. Même avis pour Le Parisien qui salue une «belle reconstitution historique«.

 
 

Détails techniques

  • Visa : 115 971
  • Format : 2.35 : 1
  • Son : Dolby Digital, Dolby SR, DTS
  • Couleur
  • Budget : 46 000 000$
 
 

Infos tournage

Une ultime collaboration avec Gérard Brach

Sa Majesté Minor a été écrit par Gérard Brach, qui a été scénariste sur quatre films de Jean-Jacques Annaud : La Guerre du feu, Le Nom de la rose, L'Ours et L'Amant. Depuis des années Gérard Brach était, (...)

 
 

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