Dans la Vallée d'Elah |
Drame, Guerre, ThrillerQuand le soldat Mike Deerfield revient des premières lignes d'Irak, et disparaît sans laisser de traces, Hank Deerfield, son père, lui aussi vétéran de la guerre, décide de mener sa propre enquête. Aidé par sa femme Joan, et la brillante détective Emily Sanders, qui a juré de découvrir le mystère des disparitions des vétérans d'Irak, le trio mettra tout en oeuvre pour le retrouver.
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Presse :
(3,29)
Les plus
Les moinsAprès une première collision heureuse avec la critique, Paul Haggis enthousiasme de nouveau l'ensemble de la presse, tant par le propos courageux de son film que par son traitement. Le sujet du film fait d'abord sa force. S'il s'agit d'un « pamphlet subtil » pour Les Inrocks, « le film, selon Ciné Live, n'est pas un brûlot, mais un incendie », qui calcine le patriotisme, Bush et la guerre en Irak. Libération se delecte du « parfum seventies » du film, et voit dans l'évocation de l'Irak « les mêmes formules hollywoodiennes efficaces » employées pour décrire le VietNahm. Le Monde souligne la qualité du scénario, « bien construit et sensible » à la portée antimilitariste générale. Sa force est d'imbriquer une tragédie individuelle dans la grande histoire. De même, Eric Libiot insiste dans L'Express sur le parfait équilibre entre « l'empathie pour les personnages et la bonne distance par rapport au sujet ». Sur le plan formel, Pascal Mérigeau du Nouvel Obs souligne la « facture classique » d'un « beau film ». La « teinte Eastwoodienne » de la photographie comme de l'atmosphère ne manque pas d'être soulignée par Positif. Première va plus loin dans l'évocation des classiques, et compare la « mise en scène épurée » de Paul Haggis à celle de Ford, alors que ce film est la confirmation d'un « cinéaste de premier plan ». Les Inrocks parlent d'un « thriller ultraclassique », mais dont le déroulement est dérangé par les images de la guerre en Irak filmées par la modernité d'un téléphone portable. Chacun s'accorde enfin à souligner l'excellence du jeu de Tommy Lee Jones, véritable « gravure de Gustave Doré » selon Ciné Live, qui apporte au film une vraie gravité grâce à une économie de jeu jusqu'à l'ascèse selon Télérama. Il est encore saisissant de sobriété pour Studio, qui salue la richesse d'un film métaphorique qui « fourmille de détails ». Avec quelques autres films sur (contre) la guerre en Irak dont le prochain Brian De Palma, Retracted, Dans la vallée d'Elah, montre que les studios américains sont encore capables de produire des oeuvres intelligentes, même s'il ne s'agit, selon Pascal Mérigeau, que de « quelques gouttes d'eau dans l'océan d'infantilisme que déverse Hollywood sur le monde ». Mais ce sont surtout ces films « intelligents, durs et âpres » (Le Parisien) qui font la gloire d'Hollywood : selon Studio, voilà « un film dont on reparlera pour les Oscars ».
Détails techniques
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Box-office
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De la Bible à Deauville
Dans la Vallée d'Elah, présenté au Festival de Deauville 2007, tire son titre de la Bible. Elah est la vallée où David et Goliath se sont rencontrés.
Un monstre sacré en remplace un autre
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