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Chronique DVD - Lady Vegas de Stephen Frears

Lady vegas - Les Mémoires d'une joueuseNon sans ironie, le film nous apprend d’emblée que Lady Vegas fut inspiré par une histoire vraie. D.V. DeVincentis et Stephen Frears (la paire à qui nous devons l’adaptation du High Fidelity de Nick Hornby) se sont appuyés sur l’autobiographie de Beth Raymer, strip-teaseuse devenue journaliste et écrivaine à succès, et qui a eu sa petite expérience dans l’univers du pari sportif. Allons-y gaiement.

 

Lady vegas - Les Mémoires d'une joueuse - Rebecca HallSi l’édition DVD de Lady Vegas fait dans le minimalisme (le film et rien d’autre), il serait bien indélicat de bouder notre plaisir devant cette comédie plutôt rafraîchissante. Bien sûr, il est évident qu’il ne s’agit pas là de l’œuvre la plus aboutie de Stephen Frears. Mais peu importe. C’est avec un réel plaisir que nous suivons les déambulations de ces personnages qu’il vient à mettre en scène.

 

Lady vegas - Les Mémoires d'une joueuse - Bruce Willis, Rebecca HallComme Tamara Drewe, sa nouvelle héroïne est une grande fille brune, courtement vêtue, idéal objet féminin pour faire tourner les têtes de ces messieurs. Mais si Tamara avait trichée (chirurgie), Beth ( Rebecca Hall) serait plutôt cette petite provinciale américaine encore suffisamment naïve pour croire au rêve américain. Et elle a raison : dans Lady Vegas, le rêve américain existe bel et bien. A peine a-t-elle posée ses valises à Las Vegas qu’elle trouve un job. Non pas de serveuse, comme initialement prévue, mais d’assistante au pari sportif. Qu’est-ce donc ? Elle et deux autres collègues sont chargés d’assistés un joueur professionnel. Un œil sur les écrans qui diffusent les courses hippiques, matchs de basket-ball, football américain, un autre sur les fluctuations de côtes, et à eux de passer par téléphone d’importants paris pour le compte de Dink ( Bruce Willis), homme somme toute riche mais qui vit dans l’angoisse de tout perdre.

 

Lady vegas - Les Mémoires d'une joueuse - Rebecca HallN’y allons pas par quatre chemins, c’est le boulot dont tout le monde rêve : huit heures au quotidien mais avec quatre heures de pauses déjeuners et payé 20 $ de l’heure. Y a pire. A Beth de passer les paris et transmettre les milliers de dollars à qui de droit. Ça va tellement bien qu’elle se verrait facilement au bras de son patron, lequel ne dirait pas forcément non. Mais, oui il y a un mais, Dink est marié, et à une femme à qui on ne la fait pas ( Catherine Zeta-Jones, au look très fifties). Toute cette improbable histoire s’enchaîne dans un naturel bien désarmant. C’est coloré, agréable, comme si nos yeux se laissaient séduire par un doux nuage de marshmallow. Les comédiens sont souriants, visiblement heureux d’être là, la mise en scène avance sciemment, consciente de la superficialité de cet univers finalement pas si impitoyable (en y répondant par le kitsch et le rythme volontiers touristique) et l’intrigue, prétexte pour cette réunion amicale, joyeusement inintéressante même si (du coup) adroitement écrite.

 

Un film léger et divertissant. A prendre comme tel.

 

Le DVD

 

Lady vegas - Les Mémoires d'une joueuse - Catherine Zeta-Jones, Rebecca HallSi cette édition DVD n’a rien de plus à nous offrir que le film, hormis les bandes-annonces de quelques autres sorties de l’éditeur, on signalera trois pistes audio : une VF en Dolby Digital 5.1, une VOST en DTS 5.1 et une autre VOST, en simple stéréo.

 

 

 

 

Edité par Wild Side Vidéo


Par Camille Esnault (08/01/2013 à 17h21)
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