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Chronique DVD : Holy Motors de Léos Carax

Holy MotorsA l'occasion de la sortie DVD d' Holy Motors de Leos Carax, retour sur un de nos coups de coeur de l'année. Présenté à Cannes 2012 et salué par la critique, le film propose un enchaînement désordonné d'histoires, de situations loufoques et de vies rêvées à travers un seul et unique personnage, Monsieur Oscar, incarné par l'époustouflant Denis Lavant.

 

Holy Motors - Eva Mendes, Denis LavantUn drôle de type dans une limousine customisée en loge de music-hall et conduite par Céline, (l'incroyable Edith Scob) : nous voici plongés quelques heures dans l'existence étrange de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie de l'aube à la nuit. Il est tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante roumaine, créature monstrueuse, père de famille... Entre chaque rôle, il repasse par la limousine qui lui sert de loge : c'est là qu'il se maquille, endosse ses costumes. Mais qui est-il ? Pour qui joue-t-il ? Mystère... L'essentiel, c'est qu'il le fait «pour la beauté du geste». Carax met en images un festival de performances qui revi­­sitent les genres ciné­matographiques (polar, mélodrame, farce) avec une émotion narrative fulgurante, en croisant tous les arts... Mais le film n'est pas qu'un hommage au cinéma, il fait aussi l'éloge de la vie et de ses illusions, de l'existence comme un enchaînement de rôles et pose la question suivante : où est la réalité, où est le vrai et le faux ?

 

Le DVD

 

Holy Motors - Denis LavantLe DVD offre au spectateur des bonus inédits, très intéressants et utiles à la compréhension du film. Dans un making-of de presque 50 min, nous pouvons découvrir le visage de la chef opératrice Caroline Champetier qui témoigne devant la caméra et nous explique les difficultés de ce «tournage particulier et févrieux», (notamment le fait de filmer dans une limousine, la scène de motion capture ou celle avec les chimpanzés...). Entre temps s'enchaînent des entretiens de Denis Lavant, Kylie Minogue qui dit avoir vécu une expérience intense. On nous montre également des scènes coupées, peu pertinentes, puis, le meilleur pour la fin : une conversation d'1h avec Leos Carax durant le Festival de Locarno et un entretien individuel de 20 minutes avec Denis Lavant. Juste délicieux !

 

Edité par Potemkine


Par Anaïs Tridon (08/01/2013 à 16h46)
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