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Cloverfield : des DVD et Blu-ray... monstres !

CloverfieldQuand, à New York, une créature titanesque surgit des abîmes pour tout ravager sur son passage, l’armée la canarde, mais en vain. C’est par conséquent dans un paysage d’apocalypse qu’une petite bande d’amis traverse la ville, dans l’espoir d’arracher une copine à ce qui pourrait devenir un tombeau de béton. Une odyssée filmée, à l’aide d’une simple mini DV, par l’un des « secouristes » en herbe…

Repris au Projet Blair Witch, au moment même où le tandem Paco Plaza/ Jaume Balaguero tournait en Espagne REC et George Romero mettait la dernière main à son Diary of the Dead, le principe du cinéma vérité dynamise un script vieux comme une série B des années 50. Cette dette, le réalisateur Matt Reeves et son producteur, J.J. Abrams , la reconnaissent et, sans complexe, jouent le jeu.

Entre rémanences du 11 septembre 2001 et volonté de donner au cinéma américain son Godzilla, ils relèvent magistralement les défis du projet, gourmands de relayer les figures imposées du genre et pas moins heureux d’en modifier les contours.

 

Si, compact, le film dure une heure vingt, les commentaires audio aussi, assurés par le seul Matt Reeves, intarissable à évoquer tous les aspects de Cloverfield. Depuis le recrutement de comédiens croyant être engagés pour le Star Trek de J.J. Abrams jusqu’à la construction d’un plateau incliné en passant par le choix de la caméra numérique, rien ou presque ne lui échappe. Et son monologue se poursuit encore sur quatre scènes inédites (dont on comprend la soustraction au montage) et deux options de dénouement.

 

Au-delà d’un making-of attaché à rendre compte du quotidien du tournage et des astuces qu’il faut employer pour palier aux insuffisances d’un budget limité, ceci sans la grosse caisse promotionnelle d’usage, les suppléments incluent également un sujet sur les effets spéciaux visuels via plusieurs scènes clefs et un autre sur la création d’un monstre perçu comme « un bébé pris de panique ». Un bêtisier ferme la marche de bonus pas très originaux mais bien choisis, étroitement liés au film.


Par Marc Toullec (08/08/2008 à 11h17)
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