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Oscars 2013 : Emad Burnat retenu à la douane

5 Caméras BriséesLa nuit dernière, Emad Burnat, le réalisateur palestinien du documentaire à l'affiche cette semaine 5 Caméras brisées s'est vu arrêter une heure durant à la douane de Los Angeles, alors qu'il souhaitait se rendre à la Cérémonie des Oscars. Son film est cité dans la catégorie meilleur film documentaire, aux côtés de The Gatekeepers, How to Survive a Plague, The Invisible War et Sugar Man.

 

Le réalisateur témoigne : «La nuit dernière, j'ai été interrogé pendant une heure avec ma famille par les services de l'immigration américaine de Los Angeles sur les raisons de mon voyage aux Etats-Unis». «Les douaniers voulaient la preuve que j'étais nommé aux Oscars et ils m'ont dit que si je ne pouvais justifier mon voyage, ma femme Soraya, mon fils Gibreel et moi-même, serions renvoyés en Turquie le jour-même», poursuit-il. «Il s'agissait d'une expérience désagréable, mais les Palestiniens vivent cela quotidiennement en Cisjordanie. (...) Il y a 500 points de contrôle israéliens, des barrages routiers et de nombreuses barrières qui empêchent tout mouvement sur nos terres, et pas un seul d'entre nous ne passe à travers l'expérience que nous avons vécue aujourd'hui avec ma famille».

 

Le cinéaste Michael Moore a relaté l'affaire via son compte Twitter : «Apparemment les officiers de l'immigration étaient incapables de comprendre comment un Palestinien pouvait être nommé aux Oscars. Emad m'a demandé de l'aide par SMS». De son côté, selon l'AFP, l'agence américaine des douanes et de protection des frontières (CBP) a refusé d'entrer davantage dans les détails pour des raisons de confidentialité.

 

5 Caméras brisées, c'est l'histoire d'Emad, paysan, qui vit à Bil’in en Cisjordanie. Il y a cinq ans, au milieu du village, Israël a élevé un « mur de séparation » qui exproprie les 1700 habitants de la moitié de leurs terres, pour « protéger » la colonie juive de Modi’in Illit, prévue pour 150 000 résidents. Les villageois de Bil’in s’engagent dès lors dans une lutte non-violente pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres, et de co-exister pacifiquement avec les Israéliens. Dès le début de ce conflit, et pendant cinq ans, Emad filme les actions entreprises par les habitants de Bil’in. Avec sa caméra, achetée lors de la naissance de son quatrième enfant, il établit la chronique intime de la vie d’un village en ébullition, dressant le portrait des siens, famille et amis, tels qu’ils sont affectés par ce conflit sans fin.


Par La rédaction (21/02/2013 à 12h42)
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