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Jean Rochefort arrête le cinéma

Jean RochefortAprès plus de 150 films et une filmographie grandiloquente, Jean Rochefort souhaite arrêter le cinéma. C'est ce qu'a annoncé Eric Delvaux dans sa chronique matinale sur France Inter.

 

Le comédien de 82 ans, dont le dernier film L'Artiste et son modèle de Fernando Trueba sortira en salles le 13 mars prochain a confié qu'il souhaitait se retirer des plateaux dans l'émission « Entrée libre » qui sera diffusée sur France 5 le 7 mars prochain.

 

Ce fils de boulanger, qui a commencé dans les films de cape et d'épée, a vu sa carrière basculer dans les années 70 grâce à des réalisateurs comme Philippe de Broca et Yves Robert. Il atteint une dimension populaire avec Un Elephant, ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis et se révèle un séducteur invétéré dans Le Cavaleur. Suivent alors des films comme L’Horloger de Saint Paul, Que la Fête commence ou encore Le Crabe-tambour. Dès lors, Jean Rochefort peut avec aisance varier les genres et les couleurs.

 

1990 ne le fait pas faiblir. Tournant Le Bal des casse-pieds avec Yves Robert, son complice de toujours, il développe une nouvelle collaboration, qui se révèle être un petit miracle. Pour Patrice Leconte, il est Le Mari de la coiffeuse, puis star de radio déchue dans Tandem, avant d'être un noble pétrifié à l'idée du Ridicule. En 1996, il retrouve ses vieux camarades, Noiret et Marielle, pour une dernière tournée théâtrale dans Les Grands Ducs, toujours menée par Leconte. Echec commercial et critique, ce film ne l'empêche pas de rebondir dans Le Placard, de Veber, où il incarne un PDG confronté à l'homosexualité de son employé.

 

Alors qu'il campe de plus en plus souvent des personnages angoissés par le poids de l'âge, Rochefort ne semble pas être atteint par cette peur. Si une double hernie discale le pousse à quitter le tournage de Don Quichotte, projet qui ne survit pas à son départ, le comédien poursuit, une fois remis de l’intervention chirurgicale, ses activités pour le cinéma et la télévision avec le même éclat qu’auparavant. Il s'acoquine même avec la jeune garde du cinéma français, Edouard Baer, Guillaume Canet et Antoine de Caunes. En 2007, Guillaume Nicloux, le débauche dans un polar très noir, La Clef. La même année, il tourne dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster, le deuxième film de Samuel Benchetrit. En 2010, il réalise le documentaire Cavaliers Seuls en collaboration avec Delphine Gleize.


Par La rédaction (18/02/2013 à 10h57)
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