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Gambit, arnaque à l'anglaise : une véritable arnaque

Gambit, Arnaque à l'anglaiseLe réalisateur Michael Hoffman nous offre pour cette comédie, un casting prestigieux: Cameron Diaz, Colin Firth et Alan Rickman. Pourtant , malgré la réunion d'acteurs talentueux, le métrage peine à décoller, le rythme est assez lent et crée au final, un film mou avec une intrigue plutôt plate qui n'arrive pas réellement à nous captiver.

 

Gambit signifie aux échecs le sacrifice volontaire, dans l'ouverture du jeu, d'un pion afin d'obtenir un avantage stratégique essentiel sur son adversaire. Dans une acception plus large, le mot peut se définir comme « tactique », dés lors on peut entrevoir de quoi va traiter le film: un stratagème monté par Harry Deane pour voler son patron ( Alan Rickman), homme le plus riche d'Angleterre et dont l'obsession est de Gambit, Arnaque à l'anglaise - Alan Rickmancompter à sa collection un célèbre tableau de Monet. Dean va donc tenter de lui vendre une réplique du fameux tableau... D'emblée, il semble que quelque chose cloche, le personnage qu'interprète Colin Firth ne nous convainc pas vraiment, trop guindé et trop sérieux pour se lancer dans une telle entreprise, peut-être aurait-il fallut que son personnage soit moins caricaturé. Il en va de même pour celui joué par Cameron Diaz qui n'échappe pas non plus aux stéréotypes: jeune femme texan qui arpente un chapeau de cow-boy, des santiags et une chemise à carreaux. On le sait, les personnages sont tellement opposés que leur collaboration va générer des conflits et des disputes. On aurait pu se laisser amuser par tant de prévisibilité si l'alchimie entre les deux acteurs prenait (on se demande bien ce qui a pris au réalisateur de réunir Cameron Diaz et Colin Firth) et que le scénario avait été écrit de telle manière à nous intriguer et à nous faire rire à l'anglaise. Et oui, c'est tout de même une « arnaque à l'anglaise », non ?

 

Le scénario a beau être signé Joel et Etan Cohen, il souffre d'un manque de dynamisme, de sentiments et de suspens, trois ingrédients qu'on s'attend à trouver lorsqu'on va regarder un tel film. Ce qui est dommage c'est qu'on sait un peu à quoi s'attendre dès les premiers Gambit, Arnaque à l'anglaise - Colin Firthinstants du générique: presque tout est dit et les personnages dévoilés: la blonde tout sourire et le sérieux Harry Dean, lunette sur le nez, les personnages sont à l'images des accessoires qu'ils portent: inutiles et surfaits. Même Alan Rickman (Lionel Shabandar) n'arrive pas à nous faire rire, il est certainement le personnage le plus caricaturé: prétentieux, insupportable et fier. Les scènes qui le montrent à l'écran sont souvent un peu lourdes et n'apportent strictement rien au métrage. Elles sont aussi tellement absurdes qu'on a du mal à y croire. En fait, c'est long, certaines séquences insistent sur un détail ou une situation qui ne méritent pas d'être autant exploités ce qui crée une lassitude. N'a t-on pas pour coutume de dire que « Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures? », un adage que le réalisateur aurait sûrement dû prendre au mot.

 

* Si vous avez aimé La proposition, l'Amour sans préavis, Le Mytho – Just Go With It, Braquage à New-York, vous aimerez peut-être: Gambit.


Par Anne-Laure Thirion (07/02/2013 à 15h10)
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