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Lullaby to my father : oscille entre documentaire et souvenirs personnels

Lullaby to My Father Amos Gitaï nous propose avec Lullaby to My Father, un long-métrage parfois déroutant puisqu'il mêle à la fois des souvenirs intimes et une succession d'images, de photos qui elles sont davantage neutres et empreintes à aucune modification du cœur. Les souvenirs parfois se transforment au fils du temps, la photo elle, reste.

 

Comme pour faire échos à son passé Amos Gitaï, se donne et nous donne donc à voir de nombreux clichés photographiques en hommage à son père architecte: Munio. Les photos s'ajoutent à l'écran pour s'accoler les une aux autres. Séquences alternées par des scènes où les gros plans dominent, les voix off quant à elles se superposent à des plans qui nous font Lullaby to My Fatheroublier ce que la voix nous dit. On ne sait plus vraiment à quoi on doit porter attention, c'est confus. Alors si ça parle au réalisateur, pour nous spectateur, c'est abstrait à souhait. Il n'y a pas de continuité, pas vraiment d'histoire à suivre finalement, tout se succède et ce n'est ni palpitant ni touchant bien que la démarche d'Amos Gitai soit attendrissante. Le film ne laisse pas non plus la place à une grande réflexion, c'est brouillon et on finit par perdre le fil qui est sensé nous faire cogiter. Nous assistons à des moments presque théâtraux, peu authentiques, presque surjoués. De ce fait, nous avons alors beaucoup de mal à être sensibilisé par ce qui défile sur l'écran.

 

Le film s'ouvre sur une femme enceinte traversée visiblement par deux sentiments opposés: la douleur de la grossesse arrivant à son terme et la joie de sentir que la vie s'agite en elle. Ce n'est sans doute pas un hasard si cette scène est justement la première, c'est de la vie dont il est question ici, c'est à partir d'elle que tout projet prend forme. Encourageant pourrait-on penser, et pourtant, c'est l'unique scène qui nous fasse un peu vibrer, grâce notamment à une jolie bande originale qui rythme tout le film. Mais est-ce suffisant ? Réponse Lullaby to My Fathernégative, nous sortons de la salle l'esprit embrouillé, la meilleure réponse a apporter serait sûrement « rien ». Le réalisateur nous offre quelque chose de trop spéculatif et difficile d'accès. Si les détails semblent importants aux yeux d' Amos Gitaï, considérant le nombre de fois que le mot est répété, il semble en oublier un fondamental : les détails se manifestent aussi dans une simplicité travaillée et élaborée en vue d'une approche plus agréable pour le spectateur. La distance entre le spectateur et le réalisateur est trop marquée, ça nous laisse un peu déconfits.


Par Anne-Laure Thirion (16/01/2013 à 15h04)
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