Se connecter | Créer un compte



News

 

12 films post-apocalyptiques pour se consoler de la non-fin du monde

La RouteLa Planète des singesVous êtes toujours là ? Il s'est rien passé finalement ? On peut dire alors que vous avez eu chaud. Parce que c'est à côté de scénarios catastrophiques avec chances de survie près de zéro que vous êtes passés. La preuve avec ce petit bouquet de films post-apocalyptiques que nous avons sélectionné pour vous. Le genre d'histoires que l'on regarde en souhaitant ne pas être à la place des personnages à l'écran...

 

Lettres d'un homme mort Lettres d'un homme mort de Konstantin Lopushansky

 

Suite à un apocalypse nucléaire, les survivants, malades, fatigués, vivent dans des ruines en espérant rejoindre un Bunker Central mystérieux. Un professeur, ancien prix Nobel, cherche désespérément son fils et lui écrit des lettres. Assistant de Tarkovski sur Stalker, Konstantin Lopushansky livre une vision désespérée d'une humanité se terrant dans les sous-sols d'un monde inhospitalier. Décors impressionnants, désespoir tenace et final symbolique aussi magnifique que dévasté sur la fragilité et la ténacité de l'Homme. Un grand film rare et injustement oublié qui présente une des visions les plus réalistes et terrifiantes d'un futur post-nucléaire.

 

La Nuit des morts-vivantsZombie : Le Crépuscule des morts vivants La nuit des morts-vivants, Zombie ou Le jour des morts vivants de George A. Romero

 

«Lorsqu'il n'y aura plus de place en Enfer, les morts reviendront sur la Terre»... Et il y en aura des hordes et elles ne vous laisseront aucun espoir de survie... sauf si vous tirez dans la tête ! Inventeur de la figure cinématographique moderne du zombie, reprise jusqu'à l'excès (on pense au très mauvais 28 jours plus tard), George A. Romero signe avec sa trilogie culte des morts-vivants de véritables chef d’œuvres du cinéma d'horreur, où le gore et l'effroi se parent d'un gout amère d'apocalypse et de critique de la nature humaine, égoïste et lâche. Situés respectivement dans une ferme, un centre commercial et une base souterraine, ces trois films-matrices n'ont rien perdu de leur force et de leur inventivité.

 

La Jetée La Jetée de Chris Marker

 

Dans les ruines de la troisième guerre mondiale, un homme «marqué par une image d'enfance» est envoyé dans le temps par des scientifiques qui le détiennent prisonnier pour que «le passé et le futur viennent au secours du présent». «Photo-roman» réalisé avec une succession de photographies en noir et blanc, cet immense moyen-métrage du regretté Chris Marker est une plongée vertigineuse et poétique dans le temps et la mémoire, à l'imagerie minimaliste et mémorable. Terry Gilliam reprendra le contexte et la fin magistrale de La Jetée pour faire son Armée des Douze Singes en 1995.

 

La Route La Route de John Hillcoat

 

Après un cataclysme mystérieux qui a laissé la planète à feu et à sang, un homme et son fils arpentent les routes inhospitalières des États-Unis en proie aux milices violentes et tentent de survivre ensemble, cherchant à rejoindre la mer. Adapté de l'immense roman éponyme de Cormac McCarthy, La Route en garde tout le désespoir apocalyptique pour une sinistre odyssée marquée par la violence et la misère. Viggo Mortensen, épuisé, tient un de ses plus beaux rôles.

 

Le Dernier combat Le dernier combat de Luc Besson

 

Avant de faire des choses comme Angel-A et produire du navet à tour de bras, Luc Besson avait débuté sa carrière en 1983 avec un film sombre, stylisé et brillamment réalisé : Le Dernier Combat. Dans un futur proche, après une apocalypse nucléaire, la totalité des êtres humains a perdu la parole. Les femmes ayant quasiment toutes disparues, il ne reste plus que des hommes qui s'entretuent sans raison, par instinct de survie. Une rareté, saluée à l'époque par le césar du meilleur premier film, à redécouvrir.

 

Soleil vert Soleil Vert de Richard Fleischer

 

En 2022, suite à des désordres climatiques terribles qui baignent l'air d'une lumière verte, la Terre est devenue surpeuplée et impossible à cultiver. La plupart des hommes vivent dans la misère et la famine, mangeant un curieux aliment nommé Soleil Vert. Avec un Charlton Heston brut de décoffrage qui mène l'enquête, ce film culte de la science fiction des années 70 nous décrit un univers dystopien et cruel (la scène des pelleteuses qui «ramassent» la foule des affamés) dont le dénouement mémorable, même s'il est souvent connu de ceux qui le découvrent, reste aussi fort et terrible, même 38 ans après sa sortie.

 

Les Fils de l'homme Les fils de l'homme d' Alfonso Cuaron

 

C'est un constat simple et cruel : dans un futur ravagé par les guerres, le terrorisme et la maladie, la totalité de l'humanité est devenue stérile, avec le plus jeune être humain du monde ayant 18 ans. C'est alors qu'on confie à Clive Owen et Julianne Moore la mission de protéger la première femme ayant réussi à tomber enceinte depuis deux décennies. Adapté d'un roman de P.D. James, le mexicain Alfonso Cuaron signe un film d'anticipation original et puissant, à la réalisation soignée qui reste l'un des plus marquants du début du siècle.

 

Le Survivant - Charlton Heston Le survivant de Boris Sagal

 

Pas facile d'être le dernier homme sain sur Terre après qu'une guerre bactériologique se soit débarrassée du reste de la population humaine, ne laissant derrière elle que des mutants violents qui cherchent à vous tuer. Ce n'est ni la première ni la dernière fois (avec Will Smith) que le roman Je Suis Une Légende de Richard Matheson fût adapté au cinéma. Mais c'est cette version avec l'omniprésent Charlton Heston qui remporte nos suffrages, avec ses plans ahurissants de Los Angeles vide. Dans un genre différent, mais gardant cette idée de survivants dans un monde déserté, le méconnu Le monde, la chair et le diable de Ranald MacDougall mérite aussi une mention, jouant sur les tensions d'un trio-symbole (un homme blanc, un homme noir, une femme) pour évoquer des questions de société.

 

Wall.E WALL-E d' Andrew Stanton

 

Et puis, plus personne. Plus un seul être humain sur la Terre dévastée et remplie de détritus. Tous partis dans l'espace. Ne reste plus que WALL-E, un petit robot tout cassé qui, inlassablement, ramasse les ordures laissées par les terriens pour en faire des petits cubes. Quand soudain arrive Eve, un robot tout blanc. Commence alors une des romances les plus belles et les plus étonnantes de l'histoire du cinéma d'animation. Chef d'oeuvre d'inventivité, principalement dans sa première moitié silencieuse dans les ruines du monde, WALL-E est une des plus belles réussites des studios Pixar. Et après toutes ces images d'apocalypse, une si belle histoire d'amour vous redonnera bien un peu d'espoir...


Par Emilien Villeroy (22/12/2012 à 12h52)
Envoyer à un ami Ajouter un commentaire
 
 

Les commentaires des lecteurs

 
 
 

Retrouvez Toutleciné.com sur...

twitter & Facebook

Zoom Avant

Zoom Avant