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Jean de la lune : les pieds sur terre, la tête dans les étoiles

Jean de la Lune Jean de la Lune est adapté du conte pour enfant du désormais célèbre Tomi Ungerer, déjà adapté au cinéma en 2007 avec Les Trois Brigands. Respect et audace pour le passage du papier à l'écran, une histoire et un monde transposés de manière un peu moins convaincante.

 

Jean de la LuneLes aficionados petits et grands connaissent déjà l'histoire et peut-être seront-ils plus indulgents que nous qui ne la connaissions pas. Jean de La Lune s'ennuie là-haut, petit garçon solitaire un brin perché, il décide de s'accrocher à la queue d'une comète pour descendre sur Terre et nous rendre une petite visite. Beauté sublime des couleurs vives d'une nature en fleur sur fond nocturne noir et personnage de Jean en blanc immaculé, premier explorateur extra-terrestre. E.T n'a qu'à bien se tenir. Mais Jean de La Lune aussi car son atterrissage n'est pas du goût de tout le monde, surtout pas du dictatorial Président de la Terre...

 

Jean de la Lune« Mais comment voulez-vous tirer un grand film d'un si petit livre ?» s'interrogeait Ungerer. Et il ne faisait peut-être pas son modeste devant le réalisateur Stephan Schesch. Peut-être lui parlait-il seulement de durée car l'étoffement scénaristique de la ligne claire du livre pour enfants est là. D'autres personnages, d'autres rencontres etc. Les instants d'extase bercent le spectateur, l'élégie est belle mais le film s'y perd, cherche sur la longueur un peu trop le contre-point arty des dessins animés hyper-rythmés que regardent les enfants. Il y a le divertissement et l'art dans la hiérarchie de Jean de la Lune (le film), on finit donc par s'ennuyer et à faire passer ça pour de la contemplation. La semaine dernière un projet similaire, Ernest et Célestine, adapté par Daniel Pennac et Benjamin Renner ne tombait pas dans le piège du film de grands qui singent les enfants ou plutôt ce qu'ils devraient être et ce qu'ils devraient apprécier. Ou bien le film était-il réservé aux tous petits alors que l'éventail de Ernest et Célestine se faisait plus large ? Cela revient au même, un film qui lisse son public plutôt que le mettre en relief a toujours perdu quelque chose en route.


Par Léo Pinguet (21/12/2012 à 10h28)
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