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Sur le chemin des dunes : adolescence belge

Sur le chemin des dunesPremier long-métrage du réalisateur Bavo, Sur le chemin des dunes nous livre un récit initiatique sympathique mais sans anicroches, sans intensité. Moitié téléfilm, le film ne sort jamais des sentiers battus.

 

C'est l'histoire belge d'une vieille chaussette où s'épanchent les premiers plaisirs complices de deux pognes amies. Offerte d'abord comme le sceau et la cire séchée d'une union qui préfère croquer la frite que goûter la moule, la vielle chaussette sera rangée parmi d'autres trésors dans le modeste écrin en carton qui renferme les souvenirs odorants de l'adolescence. Rendue ensuite, comme le symbole d'un amour et d'une orientation bafoués, elle initiera une période jalouse et abstinente au creux de la dunette. Un bohémien nu pied aura beau passer par là, il partira plutôt avec la mère, opulent accordéon, qu'avec l'enfant encore laiteux comme sa barre chocolatée qu'il affectionne...

Sur le chemin des dunesSur le chemin des dunesSur le chemin des dunes

 

Sur le chemin des dunes pourrait être le remake TV, la version belge de C.R.A.Z.Y. : même trame mais du grand au petit écran l'ampleur de l'intrigue personnelle qui parcourait une existence, une famille et une époque stagne ici au temps figé de quelques stéréotypes bien acidulés. Le héros précieux, jeune garçon kinder au nom de gâteau fourré (Pim), son ami d'origine italienne brun ténébreux motorisé (Gino), sa soeur un peu gauche (Sabrina), la mère volage (Yvette) et son premier amant beauf à couteau suisse agrémenté d'une éternelle bière de routier (Etienne)... Sans péripéties, ni réelles difficultés à surmonter pour faire accepter un amour d'adolescence, le film ôte l'intérêt que pourrait y prendre le spectateur. L'image elle-même, où tout le travail semble s'être concentré, porte le témoignage d'un film lisse et fardé, tartiné d'une couche de fond de teint dont rien n'émerge en relief. Le bucolique n'y fait pas bon ménage avec le cinéma et finit par mettre mal à l'aise ou par ennuyer.


Par Léo Pinguet (06/12/2012 à 10h13)
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