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Cannes 2012 : Conférence de presse de Lawless

Des Hommes sans loi - 65e Festival de Cannes - Nick Cave, Guy Pearce, Shia LaBeouf, Tom Hardy, Mia Wasikowska, John Hillcoat, Jessica Chastain, Dane DeHaan Lawless, de l'américain John Hillcoat était présenté en compétition hier et nous avons assisté à la conférence de presse, donnée par l'équipe du film, qui a répondu aux questions avec un certain plaisir.

 

Tom Hardy, Vous jouez des personnages durs dans le prochain Batman et dans Lawless, je voulais savoir si vous aviez besoin d’une prépoaration spéciale pour incarner ce genre de rôle ?

Tom Hardy : En réalité, je joue très souvent au Scrabble ( rires). Vous devriez essayer, c’est assez difficile. J’y joue souvent avec Jessica et elle me bat à chaque fois !

 

Monsieur Cave, vous avez adapté le scénario à partir d’un livre basé sur une histoire vraie, est-ce que vous avez travaillé avec l’écrivain, Matt Bondurant, et est-ce que vous vous êtes senti investi d’une responsabilité vis-à-vis de lui puisque c’est un livre sur sa famille ?

Nick Cave : Non ! Je n’ai pas du tout rencontré Matt, il à écrit un livre incroyable, le scénario était vraiment idéal à écrire à cause de tous ces dialogues. C’est vraiment un très beau livre.

 

C’est un des films les plus sanglants qu’on ait vu depuis plusieurs années et je me demandais quelles sensation ça a été de retourner dans les années 30 avec toute cette sauvagerie, est-ce que vous vous êtes entrainés au tir et pour les combats ? Shia, j’ai entendu que vous présentiez ici un court métrage que vous avez réalisé est-ce que vous pouvez nous en parler ?

Shia Labeouf : Oui j’ai fait un court-métrage, qui a été projeté hier, vous avez été très gentil avec moi ! C’était très agréable, un expérience extraordinaire. A propos de l’entrainement de tir, notre fraternité est vraiment née quand nous étions en cours de sport, c’était comme une communauté. Ah sauf Jason, il avait son propre entrainement, il ne voulait pas faire de sport avec nous (rires). Mais il n’y a pas eu d’entrainement pour les scènes de combat, la scène de combat que j’ai faite avec Guy s’est passé de façon très naturelle, tout s’est passé très rapidement et c’est pour ça que la violence y semble si désordonnée et « sale », comme l’est la violence en réalité, c’est pour ça qu’il y a ce côté très réaliste. Tout ça ne se répète pas comme un ballet.

 

Monsieur Nick Cave, que trouvez-vous de si intéressant dans les années de prohibition ? Avez-vous construit votre film comme un western du 21e siècle ?

Nick Cave : Ce qui m’intéressait ce n’était pas vraiment l’époque à laquelle l’histoire se passait, mais c’était plus l’ambiance dans laquelle le livre m’a entrainé le schéma classique de l’histoire d’amour et la violence excessive, la conjugaison de ces deux éléments. Il y a une sentimentalité en même temps qu’une violence.

 

Monsieur Hillcoat, quelles ont été vos références pour ce film, hier nous avons vu Once upon a time in America, est-ce que vous pensiez à ce film de Leoni ?

John Hillcoat : Leoni est une grande référence pour moi, ce qui m’inspire c’est sa façon de transformer le genre en univers très vivant fascinant, j’ai un peu puisé dans ce film et dans Bonnie and Clyde, mais surtout au niveau historique, je voulais bien connaître cette région des Etat-Unis, le monde de cette époque.

 

Tom Hardy et Shia LaBeouf, vous êtes dans le film deux jeunes hommes plein d’ambition, dans la vie aussi, que pensez-vous de la prohibition aujourd’hui, des drogues ?

Tom Hardy : En tant que professionnel. A la retraite ! (rires)Je ne suis pas sûr en ce qui concerne la drogue et l’alcool, je ne veux pas faire de déclaration politique ici, il y a des bons arguments pour la légalisation de certaines drogues et de bons contre. Tout ce que je peux dire, c’est faites ce qui vous plait, mais ne vous faites pas attraper. (Rires)

Shia Labeouf : question suivante ! Question suivante !

 

Des Hommes sans loi - Tom Hardy, Jessica ChastainMonsieur Hardy vous avez joué dans de nombreux films avec Gary Oldman, pouvez-vous nous expliquer en quoi il est différent de jouer avec lui à chaque fois ?

Tom Hardy : En fait il n’y a eu que Lawless et Batman, The Dark Night Rises. La première fois que j’ai joué avec lui je suis resté à l’observer longtemps, parce que pour moi il est tout bonnement Dieu, en plus il y a eu un problème de barbe qui ne faisait que de tomber, mais c’était bien, parce que j’ai eu tout le temps pour l’observer attentivement. La seconde fois j’avais un peu plus d’assurance, mais on n’avait pas beaucoup de scènes ensemble. Mais j’ai été ravi de travailler pour lui.

 

Monsieur Hillcoat, Lawless fait partie des cinq films américains sélectionnés en compétition, pouvez-vous nous dire où en est le cinéma américain aujourd’hui ? Faites-vous partie d’un nouveau mouvement du cinéma américain ?

John Hillcoat : j’ai toujours rêvé de faire des films qui racontent des histoires intéressant le monde entier. La nationalité m’importe peu, c’est autre chose, les Etat-Unis m’attirent je m’intéresse à des histoires qui se déroulent là-bas ou en Australie. Mais aux Etats-Unis c’est assez difficile, particulièrement dans mon monde, à savoir des films à budget moyen, avec un côté dramatique et certains mots ne peuvent pas être utilisés au cinéma aux Etats-Unis et c’est assez déprimant. Mais je pense que ça peut changer et grâce à la télévision notamment qui a proposé de nouvelles choses, des personnages dramatiques pasionnants et j’espère pouvoir continuer dans cette voie.

 

Je voudrais demander aux filles, vous n’êtes pas vraiment gangsters dans ce film, mais vous avez quand même un côté noir ?

Jessica Chastain : Je suppose que j’ai appréhendé mon rôle de Maggie venant d’un milieu difficile et se retrouvant avec ces 3 frères et apporte une présence féminine. Elle a un passé dur. La relation entre Maggie et Forest est intéressante, car lui est totalment familier avec la violence qu’il en devient presque féminin d’ailleurs dans ses réactions vis-à-vis d’elle. Ils sont antagoniques.

Mia Wasikowska: Je me suis toujours retrouvée dans des personnages étrangers, en lutte contre leur époque ou leur environnement.

 

Jessica Chastain vous étiez là l’an dernier, qu’est-ce que cela vous fait d’être de retour cette année ?

C’est très particulier pour moi, parce que c’est ici que j’ai débuté dans ce monde, avec The Tree of Life, avec Brad Pitt et Sean Penn. D’être de retour, avec un autre film que j’adore et des personnes que j’adore. Je ne pense pas revenir ici avec chaque film, mais je serai heureuse de revenir souvent.

 

Monsieur Cave vous avez dit être fascinée par le côté sentimental de la violence, pouvez-vous nous en parler plus ?

Nick Cave : Je ne suis pas particulièrement intéressé par la violence, mais par la façon de John Hillcoat de la traiter, comme on peut le voir dans ses premiers films moins connus, dont on ne parlera pas. Mais il y a une relation avec la violence qui est passionnante, brutale, rapide, mais qui laisse un grand désordre derrière. C’est comme ça qu’il la traite.

 

Mr Pearce, comment avez-vous façonné ce personnage et comment avez-vous travaillé avec le réalisateur ?

Guy Pearce : il fallait que je sois à la hauteur du personnage et de la coupe de cheveux ! Il y avait quelque chose dans ce personnage, il a l’air coincé, pris dans la vanité qui lui donne une vision obscure du monde et ses magnies l’expriment. Il a du dédain pour ce qui l’entoure et ça se voit dans son apparence. On voulait créer un personnage qui soit bloqué dans sa propre vision néfaste du monde.

 

Des Hommes sans loi - 65e Festival de Cannes - Nick Cave, Shia LaBeouf, Tom Hardy, Mia Wasikowska, John Hillcoat, Jessica Chastain, Dane DeHaanNick pouvez-vous nous parler de la musqiue ? Comment avez-vous crée ce mélange d’authenticité et de manque d’authenticité ? John pouvez-vous nous parler du mélange entre cette équipe australienne, américaine et britannique était-ce voulu ?

Nick Cave : Avec la musique on n’a pas voulu faire un style américain, ça a déjà été fait. L’idée est la prohibition et le film est moderne à sa façon, parce qu’elle existe encore aujourd’hui, avec cette guerre contre la drogue. Il s’agit dans ce film de présenter des préoccupations de notre époque en les plaçant dans les années 30 et la musique doit réunir ces deux époques, être en quelque sorte moderne. J’ai fait la musique et le script alors les dialogues et la musique fonctionnent ensemble.

John Hillcoat : En Australie il y a beaucoup de gens talentueux. J’ai beaucoup de chance de faire ce film, nous étions tous comme une famille, engagés à fond derrière le film et les australiens ont eu leur rôle à jouer. Mais on a choisi les meilleurs pour le rôle, sans s’occuper de la nationalité.

 

Des Hommes sans loi - 65e Festival de Cannes - Shia LaBeouf Vous parliez de télévision, on pense alors à Boardwalk Empire, cette série qui parle de la prohibition, qui se rapproche du film. On pense aussi à Public Ennemies. Pourquoi pensez-vous que les cinéastes soient aussi fascinés par cette période particulière de l’histoire ?

John Hillcoat : C’est vrai ça revient très souvent. Nous sommes dans une époque d’instabilité et il me semble que nous établissons des parallèles avec les années 30, crise politique, économique et la guerre contre la drogue. Nous avions pensé au début établir un lien avec les cartels méxicains des années 80, la cocaïne, l’héroïne à New-York. Les années 30 étaient un peu le début de la criminalité organisée.

 

Tom Hardy, vous avez joué dans de nombreux films à Hollywood, est-ce que vous avez des difficultés avec l’accent ? Vous considérez-vous comme un acteur britannique à Hollywood ?

Tom Hardy : Il y a quelque chose d’individuel dans votre question. Vous me prenez comme une personne à part, mais moi je fais avant-tout partie d’une équipe, qui fait le meilleur travail possible. J’ai eu deux rôles seulement dans lesquels je devais faire l’accent américain, il y a eu ici un travail à faire, mais ça n’a pas été difficile. C’était moins une question d’accent que de personnalité du personnage, de lui construire une prononciation preque monosyllabique. Je n’ai pas de problème avec les accents en général, mais d’ailleurs mon travail avec les accents n’est pas toujours remarquable je pense.

 

Guy Pearce, votre personnage est très extrême, il sort d’une bande-dessinée. Mais il a vraiment existé, avez-vous travaillé pour vous en rapprocher ?

Guy Pearce : Je savais depuis le début que le personnage que je joue avait été modifié par rapport à celui du livre. J’ai décidé donc, de ne pas lire le livre, je ne voulais pas être influencé par un autre personnage, mais il y avait tellement de choses déjà dans le scénario que je n’ai même pas eu à lire le livre. Je ne sais donc pas si j’incarne un personnage fidèle à celui du livre.

John Hillcoat : Guy a donné une sorte de tournure à ce personnage qui dans le livre est tout simplement un personnage que l’on a déjà vu ailleurs. Il a très bien réussi à faire ressortir quelque chose de beaucoup plus original, spécifique. La principale différence, c’est que dans le livre il ne vient pas de Chicago. Mais dans le film nous voulions vraiment montrer cette différence entre la ville et la campagne, simplifier les choses aussi.

 

Shia Labeouf, dans Transformers vous incarniez un adolescent, dans Wall-Street 2 , un jeune-homme et ici vous incarnez un personnage entre l’enfance et l’âge adulte, comment vous adaptez-vous à ces différents personnages ?

Shia Labeouf : Je n’ai pas vraiment le choix, concernnant mon âge. Pour Transformers j’avais 18 ans, pour Wall-street j’avais 22, 23 ans. Là j’étais entouré d’hommes, je devais être vulnérable, c’était aussi déjà dans le texte. J’étais entouré de Tom et Jason, alors je me suis endurci, mais ce n’était pas forcément intentionnel, je n’ai pas eu à m’adapter.

 

Des Hommes sans loi - Shia LaBeoufNick Cave et John Hillcoat, l’histoire est assez linéaire, il y a une voix off au début et à la fin, pourquoi ?

John Hillcoat : Le livre est très dense, il comportait d’autres personnages, comme Joe Anderson, journaliste, on a tout élagué. L’histoire racontait ce qui était arrivé aux personnages et les conséquences de la violence. La voix off est là pour simplifier l’histoire.

Nick Cave : En fait on ne savait pas si l’histoire était véridique. On voulait faire un film qui soit regardable en 2 ou 3h maximum. Mais on ne sait pas si l’histoire est vraie, si ce genre de choses peut vraiment exister.

 

Tom Hardy, on vous compare souvent à Marlon Brando, vous sentez-vous influencé par lui ?

Tom Hardy : Non, franchement je n’ai même pas vu Le Parrain. Mais j’ai vu beaucoup de photos et merci c’est un très bon compliment. Ce n’est pas recherché.


Par Camille Esnault (20/05/2012 à 20h32)
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