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Festival de Cannes : ode à Roger Corman

La chute de la maison Usher - Roger Corman, Vincent PricePrésent sur la Croisette à l'occasion de la présentation de ses dernières productions, avec sa société Concorde-New Horizons, ( Cheerleader Massacre 2 et Cyclops), Roger Corman va faire l'objet d'un documentaire, qui sera la première réalisation d' Alex Stapleton.

Le roi du drive-in se verra donc décortiqué en long, en large et en travers dans King of the B's : The Independent Life of Roger Corman, via une analyse de son impact sur l'industrie cinématographique dès les années 50, et plus tard sur le cinéma contemporain, en formant la jeune garde du Nouvel Hollywood.

 

Oui, oui, ce jeune homme de 82 ans a fait débuter Scorsese ( Bertha Boxcar), Coppola ( Dementia 13), Monte Hellman ( La Bête de la caverne hantée, 1959) ou encore Peter Bogdanovich ( Voyage sur la planète des femmes préhistoriques en 1968), ainsi qu'une pléthore d'acteurs et de scénaristes, qui faisaient les deux en même temps ( Jack Nicholson et The Trip en 1967, ou encore Robert Towne, futur scénariste de Bonnie and Clyde et de Chinatown, jouant et écrivant La Dernière Femme sur Terre, 1960).

 

Corman a aussi prouvé son aptitude à s'adapter tant aux tournages à l'arrache qu'à des films plus classiques et stylisés, comme il l'a démontré avec son cycle sur Edgar Allan Poe, en compagnie de la star de l'horreur Vincent Price ( La Chute de la maison Usher, Le Corbeau...). Son influence a été plus que probante, notamment sur la mise en avant du cinéma de genre, comme canon à succès à Hollywood, alors en marge à son époque, avec les films de John Carpenter et Joe Dante.

 

Le roi de la série B passe enfin dans le royaume du A.


Par Aimée Le Roux (14/05/2008 à 11h03)
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