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Emile Hirsch en route pour Woodstock

Into the Wild - Emile HirschWoodstock, un nom mythique. Paradis de toute une génération, synonyme de tous les excès, d'un flot de musique à jamais égalé autour d'un festival ancré pour toujours dans la mémoire collective. Ang Lee - 15 ans à l'époque - entend bien ressusciter l'événement à sa façon. Avant la fin du mois d'août, soit pratiquement 39 ans après l'hymne américain version Jimmy Hendricks, interprété devant 500 000 personnes médusés, le cinéaste donnera le ton de Taking Woodstock (voir article : Ang Lee se plonge dans Woodstock). Avec l'aide de son scénariste de Chevauchée avec le diable, James Schamus il a adapté le livre de Elliot Tiber.

 

Si l'on sait déjà que l'épine dorsale de l'histoire n'est autre que Tiber qui, par hasard, se retrouva à travailler bénévolement pour le seul hôtel ouvert dans les parages, qui réussit à convaincre un fermier de prêter son champ pour les ébats à venir (musicaux et autres), qui connut un «after» agité, si l'on sait maintenant que Demetri Martin a été désigné pour l'incarner à l'écran (voir article : Demetri Martin branché Woodstock), il demeure qu'Ang Lee a tout de même poursuivi la composition de son casting.

 

Comme si cela paraissait inévitable, il a appelé le comédien principal de Into the Wild. Dans les jours qui viennent, Emile Hirsch va donc prendre la route de Woodstock, non loin de Bethel. Affublé de l'uniforme d'un jeune fraîchement revenu du front vietnamien, il devra se frotter aux beatniks, aux défenseurs de la paix qui pullulaient autour de la scène. Il ne manquera sûrement pas d'échanger ses impressions avec le fameux Tiber, de croiser un Eugene Levy dans les habits de Max Yasgur. Il échangera quelques répliques avec Imelda Staunton et Henry Goodman incarnant respectivement la maman et le papa de Tiber (toujours lui).

 

Pour compléter son «band», le cinéaste asiatique a demandé à Jonathan Groff d'endosser le rôle de l'organisateur du festival, Michael Lang, alors que Liev Schreiber pourrait se déguiser en travesti et porter le nom de Vilma. D'autres viendront encore grossir les rangs. Côté musique, on ne sait qui montera sur les planches, mais ils étaient nombreux ce week-end d'août 1969. A part les Doors, les Stones, les Beach Boys... il en manquait peu.

 

Fin juin, les producteurs ont songé à déplacer les dates du tournage sous la menace d'une grève éventuelle des acteurs, mais celle-ci n'étant plus trop à l'ordre du jour, tout du moins pour l'instant, tout se met en place pour le jour J.


Par Gwen Douguet (06/08/2008 à 09h15)
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