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My Fair Keira

Orgueil et préjugés - Keira Knightley1964, George Cukor habille Audrey Hepburn en Eliza Doolittle pour en faire sa Fair Lady. Rex Harrison est sous le charme. Il l'avait déjà en 1956 avec Julie Andrews dans la peau du même personnage, mais cela se passait sur une scène de Broadway. En s'inspirant fortement de la pièce de l'Irlandais George Bernard Shaw (Pygamlion), Alan Jay Lerner avait écrit le livret de ce qui allait devenir une comédie musicale.

 

Deux producteurs anglais songent sérieusement à remettre l'histoire au goût du jour. « Elle tombe à point nommé dans un monde obsédé par la célébrité », expliquent en choeur Duncan Kenworthy (on lui doit Coup de foudre à Notting Hill) et Cameron Mackintosh (il a monté Les Misérables et Le Fantôme de l'Opéra à New York). « Nous sommes assez confiants, précise le premier, car en remettant ces formidables personnages dans un contexte plus réaliste, en explorant le voyage émotionnel de l'héroïne, nous honorerons aussi bien l'auteur Shaw que Lerner, tout en divertissant le public du monde entier. »

 

Pour remplacer les deux précédentes interprètes de cette fleuriste cockney amenée par le plus grand des hasards à découvrir un monde dont elle ignore toutes les règles, les codes, Duncan Kenworthy ne voit qu'une actrice possible : Keira Knightley. Il a travaillé avec elle sur Love Actually, et pense qu'elle sera parfaite. Et on ne peut lui donner tort.

 

Si aucun réalisateur n'est encore désigné, les producteurs ont manifesté le souhait de tourner dans les décors naturels, et non pas en studio comme le fit Cukor. Ils soughaitent utiliser les sites de Covent Garden - lieu de la rencontre entre Eliza Doolittle et son Pygmalion - Tottenham Court Road, sans oublier le champ de courses de Ascot.

 

Tout cela est fait pour nous enchanter.


Par Gwen Douguet (06/06/2008 à 09h43)
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