| Info précédente Rob Zombie et les nanazies en folie | Retour à l'actu du 02/01/2008 |
Info suivante Mathieu Kassovitz, Pacifique mais presque |
Florent Emilio Siri se plaît à dégoupiller les conflits extérieurs pour mieux dynamiter les affrontements intérieurs. Après l'Algérie, le réalisateur entend changer d'époque, de siècle, de continent. Direction les Amériques, et plus spécialement le Mexique. Son nouveau champ de bataille : les années 60, en plein XIXe siècle. Les conservateurs n'en finissent pas de se frotter aux libéraux, les villes tombent, retombent. Les chefs assiègent, battent en retraite. Un coup ce sont les biens de l'Eglise qui se trouvent confisqués, une autre fois c'est autre chose.
Passionné par l'Histoire, le metteur en scène a choisi la période Napoléon III. Quand les troupes impériales, alliées aux guérilleros, attaquent, baïonnettes en avant, Anglais et Espagnols. Quand le voisin ricain se met sur la figure à travers la Guerre de Sécession.
Pour mener à bien son projet, l'auteur de L'Ennemi intime entend reconvoquer sur le terrain son complice Benoît Magimel. Et ne voulant surtout pas l'envoyer seul au casse-pipe, il a engagé un duo de choc, Guillaume Canet et Gilles Lellouche. Une paire d'acteurs sévèrement burnés, côté jeu, cela s'entend. Des p'tits gars qui n'ont pas peur d'y aller, de se jeter dans la bataille.
Dans Hors-la-loi, titre du film, l'un sera soldat, l'autre joueur de cartes et le dernier creusera la terre en quête de pépites. Qui sera qui ? Trop tôt pour le dire. Mais jamais auparavant Magimel et Canet n'avaient fait équipe. Mais rien qu'à l'idée de voir l'un et l'autre porter un éventuel sombrero, s'envoyer des lampées de Téquila... nous met en joie.
Viva Siri ! Viva el cinéma !
| Info précédente Rob Zombie et les nanazies en folie | Retour à l'actu du 02/01/2008 |
Info suivante Mathieu Kassovitz, Pacifique mais presque |