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Universal « déPitté» à cause de Brad

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford - Brad PittCoup de grisou à Hollywood. L'affaire pourrait tourner au vinaigre, virer à l'empoignade juridique, se transformer en pugilat verbal. Pas plus tard que lundi tout allait à peu près bien. State of Play de Kevin Macdonald était toujours dans les tuyaux, voire sur le point de prendre son envol. Et puis patatras. Brad Pitt se barre. La vedette rend son costume.

 

Le choc est d'autant plus violent que la star est sur le coup depuis plus d'un an, seize mois exactement. Et là rideau. A en croire le journal Variety, le différend entre le copain de Clooney et le studio Universal impliqué dans le projet ne date pas d'hier. Depuis quelques temps, des divergences empoisonnent les relations entre les producteurs et l'acteur. Ce dernier ne serait pas aux anges à l'idée de se plier au scénario réécrit, entre autres, par une pointure de stylo du calibre de Tony Gilroy. Brad préférait l'original de Matthew Michael Carnahan. Celui là est mieux dit l'un, non c'est l'autre le meilleur répliquent les autres. Aucun ne passe pourtant pour être un manchot de la plume, mais chacun ses goûts.

 

Qui a raison ? Impossible de se prononcer. Seules les conséquences importent et elles peuvent déboucher sur le pire. A savoir l'arrêt pur et simple du film. Car on ne remplace pas Pitt au pied levé, même si pour cause de grève, des acteurs tels que Tom Hanks et Johnny Depp se trouvent désormais disponibles.

 

Cette histoire de journaliste politique - Pitt au départ - enquêtant avec les flics sur le meurtre de la femme d'un sénateur peut fort bien prendre place sur les étagères des projets avortés. Le cast est prêt, de Helen Mirren à Robin Wright Penn en passant par Edward Norton. Tout le monde est sur le qui-vive. Tous auraient même dû commencer autour du 15 novembre. Et que dire de l'équipe technique.

 

Si pour le moment l'entourage de Pitt ne fait aucun commentaires, le studio s'est fendu d'un communiqué dans lequel il déclare être derrière le réalisateur, les acteurs, l'équipe à 100 %. Mais, si par malheur aucune solution ne se pointe rapidement à l'horizon, alors des poursuites seront engagées pour rupture de contrat. La justice prendra le relais et quand on connaît un peu les avocats ricains sollicités dans de telles circonstances, cela devrait très rapidement sentir le roussi.

 

Pour l'anecdote, il faut savoir que le champ de tir pour les studios est quelque peu restreint car les différents acteurs déjà embauchés et qui, eux, n'ont pas quitté le navire, ont en revanche d'autres engagements pour les mois à venir. Affaire à suivre.


Par Gwen Douguet (22/11/2007 à 09h53)
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