Se connecter | Créer un compte



Cinéma > L'actu Cinéma > People > Joseph Pevney est mort

 

Joseph Pevney est mort

La dernière torpille - Ernest Borgnine, Glenn FordFaisant partie de cette génération de cinéastes-artisans, à la fois stakhanoviste et gourmand d'histoires à mettre en image, qui apprit à la dure, tournant trois à quatre films par an, Joseph Pevney transposa son savoir-faire vers la télévision, où il officia de 1959 à 1985, du premier épisode de Johnny Staccato (La Vérité nue), série mettant en scène John Cassavetes en pianiste de jazz détective privé, finissant avec des épisodes de Trapper John, M.D., dont le dernier date de 1985 (The Second Best Man).

 

Joseph Pevney entre dans le milieu du cinéma en étant soprano dans des vaudevilles en 1924. Gravissant les échelons, il se fait un nom dans le théâtre jusqu'à la guerre. Après avoir servi sous les drapeaux, il obtient son premier rôle dans un film noir de série B, Nocturne (1946) d'Edwin L. Marin, où il interprète Fingers, un joueur de piano. Jusqu'en 1950, c'est dans des seconds rôles de films noirs qu'il s'illustre : La Dernière Rafale (1948) de William Keighley, avec Richard Widmark, un autre grand décédé en mars dernier (voir cette news), ou encore Les Bas-Fonds de Frisco (1949) de Jules Dassin.

C'est en 1950 qu'il passe derrière la caméra avec Shakedown, polar où il fait sa dernière apparition en tant qu'acteur. Par la suite, Joseph Pevney touche tous les genres, côtoyant les plus grands : Tony Curtis dans le film de boxe Flesh and Fury (1952), et le film noir Rendez-vous avec une ombre (1957), Alan LaddLa Légion du Sahara - Alan Ladd dans le film d'aventures La Légion du Sahara (photo, 1953), Errol Flynn pour la romance d'Istanbul (1957) ainsi que Rock Hudson pour le mélodrame, influencé par Douglas Sirk, Crépuscule sur l'océan (1958). De l'horreur (Le Château de la terreur, 1951, avec Boris Karloff et Charles Laughton) à la comédie musicale teintée de film noir (Quand tu me souris, 1951, avec Frank Sinatra), Pevney tourne sans temps mort, et sans pourtant se voir confier des budgets exorbitants. On le retrouve même à la tête d'une comédie estampillée Jerry Lewis/Dean Martin avec Le Clown est roi (photo, 1954)Le clown est roi - Jerry Lewis, Dean Martin. En 1957, il tâte du film de guerre avec Glenn Ford et Ernest Borgnine (La Dernière Torpille, 1958 (photo tout en haut). En 1960, il s'autoproduit pour un western de série B, La Rançon de la peur, avec Jeff Chandler, qu'il retrouve après le film de guerre Brisants humains (1957). Son grand fait de gloire cinématographique reste encore aujourd'hui L'Homme aux mille visages (1957), biopic de l'acteur mythique et protéiforme du cinéma muet, Lon Chaney, incontournable chez Tod Browning (Le Club des trois, 1925 ; A l'ouest de Zanzibar, 1929) et l'éternel Fantôme de l'opéra (1925), pour Rupert Julian. L'acteur est incarné par James Cagney, figure du film de gangsters (Les Fantastiques Années 20, de Raoul Walsh, 1939).

 

A partir de 1959, Pevney entre donc dans le monde de la télévision, même si son vrai départ intervient en 1961, avec un épisode de Bus Stop (The Man from Bootstrap). Il ne revient au cinéma qu'en 1967, pour son dernier film, Le Ranch maudit, un western « familial ». Il est surtout connu du grand public pour avoir réalisé les meilleurs épisodes de la série originelle Star Trek en 1967 (Contretemps, Un Tour à Babel...), ainsi que pour la plupart des grandes séries des années 60, 70 et 80 (La Petite Maison dans la prairie, Le Virginien ou encore Bonanza). Il décédé à l'âge de 96 ans, le 18 mai 2008.


Par Jérémy Durand (29/05/2008 à 13h15)
Envoyer à un ami Ajouter un commentaire
 
 

Les commentaires des lecteurs

 
 
 

le point vidéo

Le point vidéoLe point vidéo

Plein de cadeaux à gagner

Plein de cadeaux à gagner ! Cliquez ici.

Annonces Google