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Il est des noms qui riment avec l'histoire du cinéma, des noms qui marquent les coeurs et les esprits d'une empreinte indélébile. Celui de Sydney Pollack en fait partie. Emporté par un cancer, il est mort lundi à 73 ans dans sa maison de Pacific Palissades. Hollywood le pleure déjà, le septième art aussi. Sydney c'était la classe, le talent, une gentillesse sans faille. Amoureux des acteurs, des actrices, du jeu, le cinéma était sa vie, son art. Sydney savait tout faire, réaliser, produire, jouer.
Il a tout juste 17 ans quand le jeu se met à le chatouiller. Il se lance. Après deux années d'études, il devient professeur d'art dramatique. Et comme dans bien d'autres domaines, il excelle en la matière. Parmi ses élèves, on compte Robert Duvall. C'est John Frankenheimer qui le pousse ensuite à passer derrière la caméra. Il l'avait engagé comme coach pour les dialogues de Le Temps du châtiment. C'était en 1961. Pollack s'y colle, se fait la main avec des épisodes pour des séries télé tel que « Le Fugitif » et « Mission impossible ». Son oeil est déjà affûté. Il ne cessera de s'améliorer.
1962 est l'année de son premier grand rôle à l'écran, dans La Guerre est aussi une chasse. A ses côtés, un certain Robert Redford fait également ses premiers pas. Ils deviendront inséparables. Pollack, c'est une légende du cinoche, un grand. Juste quelques titres dont les images sont encore dans toutes les mémoires et le resteront, On achève bien les chevaux, Jeremiah Johnson, Les Trois Jours du Condor, Out of Africa, Tootsie, La Firme... Pour certains d'entre eux, il fut légitimement honoré en recevant notamment des oscars.
Sydney a fait tourner les meilleures actrices, Jane Fonda, Jessica Lange, Meryl Streep... Il aimait les femmes, savait les rendre encore plus belles. Il a fait l'acteur avec brio pour Woody Allen, Stanley Kubrick... Quant à la production, son nom est associé à des incontournables de la veine de Retour à Cold Mountain, Susie et les Baker boys, Raison et sentiments... Sa filmographie est riche de dizaines de films, que ce soit avec la casquette de metteur en scène, de financier ou de comédien.
En 2005 il met en scène Sean Penn et Nicole Kidman dans L'Interprète, obtient l'autorisation de filmer dans l'ONU, une première. C'est son dernier film en tant que réalisateur. Côté producteur, ses derniers génériques ont pour titre Michael Clayton, The Reader. Le 18 juin prochain vous pourrez le voir dans Le Témoin amoureux de Paul Weiland, son dernier rôle.
Sydney Pollack laisse derrière lui sa femme et ses deux filles, son fils Steven ayant disparu en 1993, victime d'un accident d'avion. Les réactions ne vont pas manquer.
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