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Johnny Depp parle de Dillinger

Public Enemies - Johnny Depp Johnny Depp fait la une du magazine américain Vanity Fair... Interrogé par l'un de ses amis - Douglas Brinkley - avec lequel il a passé quelques jours sur un bateau au large d'une île des Bahamas, il raconte quelque peu son implication dans Public Enemies de Michael Mann.

 

L'acteur est venu habiter Chicago pendant près d'un an pour s'imprégner de l'univers de la ville. Il a remarqué qu'il était né à Owensboro dans le Kentucky, soit à quelque 200 kilomètres de l'endroit où vécut son personnage, John Dillinger quand il était enfant. « Quand j'étais gosse, je n'avais pas la moindre idée qu'il avait habité à côté », déclare le père des enfants de Vanessa Paradis.

 

Pour devenir l'ennemi public N°1, Depp a enquêté, fouillé dans les archives, lu, bouquiné tout ce qu'il pouvait, découvert des bandes audio du père de Dillinger, les a écouté attentivement. « Le plus près que je puisse m'approcher du personnage fut en écoutant son père. Certains enregistrements me faisaient penser à mes parents. Son paternel avait, pratiquement, la même voix que mon grand-père. J'ai donc juste pris la décision de prendre une tonalité du sud pas franchement agressive mais quelque chose de plus traînant. »

 

Depp est allé sur les traces de son personnage visiter Little Bohemia Lodge, l'endroit dont il s'échappe en 1934, il est allé au Biograph Theater de Chicago, cinéma dont il sort avant de se faire descendre et dans lequel il voit L'Ennemi public n°1 avec Clark Gable, une étrange coïncidence). Il a posé les pieds dans la prison de Stateville, dans l'Illinois. « En entrant, l'impression fut pour le moins étrange, terrifiante. Les prisonniers enfermés ont commencé à crier, à m'appeler 'hey Captain Jack... sors moi de là, aide-moi à m'évader'... Ils sont devenus fous, c'était incroyable ».

 

L'acteur a parcouru les dossiers de son beau-père derrière les barreaux pendant des années. A découvert l'histoire d'un homme en prison depuis son adolescence jusqu'à ce qu'il devienne un homme, s'en est inspiré. Depp s'imprègne de tout ce qu'il peut pour élaborer son personnage, se l'approprier. « Il y a toujours une certaine responsabilité à jouer quelqu'un, même Dillinger. Vous voulez que ce soit bien, ne pas le décevoir. Il peut vous regarder. Qui sait ? Aussi il n'est pas question de noyer son intégrité. Je veux trouver son essence. Parfois la musique m'aide pour y parvenir. » Il a ainsi écouté pas mal Artie Shaw et plus spécialement «Nightmare» enregistré en 1938.

 

Quand le journaliste lui demande de parler de Dillinger, d'émettre un jugement sur les agissements du braqueur de banques, sa réponse est sans détour. «Vous savez bien que je suis toujours pour les Indiens dans les films de cow-boys. Toujours. » Pour preuve il risque d'être Tonto dans la prochaine version de The Lone Ranger

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Par Gwen Douguet (08/07/2009 à 11h45)
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