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Kirk Kerkorian monte à la barre

Kirk Kerkorian Kirk Kerkorian c'est un monde, une autre époque. D'origine arménienne - il ne s'est jamais privé pour le faire savoir - il appartient à l'âge d'or du cinéma hollywoodien. A largement contribué à son histoire. Kirk c'est le pendant des frères Warner. Un temps patron de la Metro Goldwyn Mayer, il la revend, la rachète avant de la recéder. Passé maître dans l'art de faire des affaires, l'immobilier est aussi son terrain de jeu, voir ses nombreuses acquisitions à Las Vegas, dont divers casinos. Aujourd'hui âgé de 91 ans, riche à millions - on parle même de 10 milliards de dollars - il vient d'être appelé à comparaître dans une affaire d'écoutes téléphoniques.

 

La scène se passe mardi 19 août à Los Angeles. Le nabab débarque tiré à quatre épingles, bronzé, cravaté de rouge, moulé dans un blazer bleu. Toujours vif ! Quand le juge lui demande de décliner son identité et son parcours, la salle s'esclaffe. Sa vie est un roman, un scénario. En ce 19 août il monte à la barre, intervient en tant que témoin. Il est là pour parler de son ancien avocat, Terry Christensen, accusé d'avoir engagé un certain Pellicano afin de brancher des mouchards pour espionner l'ex-femme de Kirk et ce dans le but d'obtenir des informations dans une affaire de reconnaissance de paternité et de très grosse pension à toucher. L'avocat a bien entendu nié en bloc.

 

Lors de son audition, Kirk Kerkorian a rappelé avoir quitté l'école à l'entrée en cinquième, s'être porté acquéreur d'une compagnie d'aviation, de casinos... Il a mis de l'argent dans l'automobile, le pétrole. On lui prête l'intention de faire une nouvelle offre pour reprendre les commandes de la MGM. Il a certifié connaître l'accusé, Christensen, depuis plus de trente ans. C'est son ami, un excellent avocat et un honnête homme, a-t-il déclaré à la barre. Concernant l'affaire proprement dite, il n'était pas au courant des écoutes. Il l'a dit et répété au procureur.

 

Sans rentré dans les détails fastidieux, le tribunal avait déjà jugé Pellicano coupable d'écoutes illégales avec sentence à venir le 24 septembre (voir la news Prison Break pour John McTiernan). En creusant un peu, cela pourrait donner matière à un formidable scénario du calibre de Hollywoodland. Mais c'est une autre histoire.


Par Gwen Douguet (21/08/2008 à 10h23)
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