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La Grande muette entre dans le décor

Les Chevaliers du ciel« Les cinéastes n'osent pas s'adresser à nous. Ils pensent qu'il leur est impossible d'accéder à des sites militaires, à moins de bénéficier de dérogations exceptionnelles alors qu'en fait nous sommes demandeurs. » Ainsi parle le lieutenant-colonel Etancelin, chef du bureau de la politique audiovisuelle du ministère de la Défense. A l'image de son homologue britannique, ledit ministère s'est rendu compte qu'il disposait d'un parc on ne peut plus cinématographique, et qu'il serait regrettable de ne pas en tirer un certain profit.

 

Toujours en quête de décors susceptibles de convenir, le cinéma pourrait profiter, moyennant finances, de quelque 3 700 sites répartis sur 260 000 hectares, soit environ 0,5 % du territoire national. Entre monuments historiques, bâtiments classés, cachés, déments, monuments fortifiés, forêts préservées, nos forces armées disposent d'un trésor inestimable pour les cinéastes.

 

« En théorie, explique le gradé de l'armée, nous pouvons tout louer à la seule condition de ne pas faire de concurrence déloyale au secteur privé. » Le lieutenant-colonel est formel sur le sujet. Jugulaire, jugulaire ! Il a ainsi expliqué au Figaro qu'il entendait en revanche faire fructifier le patrimoine de l'armée. Terminé les locations d'un Transall pour 8 250 euros, d'une heure de Rafale pour 17 000 euros ( comme ce fut le cas pour Les Chevaliers du ciel). Si le prix de location d'un terrain est dicté par Bercy en fonction du métrage, terminé les mois d'attente avant toute réponse. Désormais l'armée entend faire fructifier son patrimoine sans léser le cinéma, loin de là.

 

A vos armes !!!!


Par Gwen Douguet (06/03/2008 à 20h23)
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