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Un loup derrière le film de Vera Belmont

Survivre avec les Loups - Mathilde Goffart« Je demande pardon à tous ceux qui se sentent trahis, mais je les supllie de se mettre à la place d'une petite fille de 4 ans qui a tout perdu, qui doit survivre, et de comprendre que je n'ai rien voulu d'autre que de conjurer ma souffrance. » Alors que tout le monde croyait que Misha Defonseca avait connu une enfance terrible, qu'une éditrice a jugée digne d'être publiée ; que Vera Belmont en a fait un film Survivre avec les Loups, et que le public s'est déplacé en nombre (584 822 entrées), on apprend soudain qu'il y a un gros loup derrière toute cette histoire.

 

Misha se prénomme en fait... Monique. Son nom n'est point Defonseca, mais Dewael. Si ses parents ont bien été enlevés pendant la guerre, ce n'est pas parce qu'ils étaient juifs - car ils ne l'étaient pas - mais résistants.

Petite, Monique s'est rêvée sur les routes de Pologne, alors qu'elle suivait une scolarité à Bruxelles. Tout se serait ensuite mélangé et embrouillé dans son imagination. La vérité aurait été malaxée par le fruit d'incessants cauchemars. Il fallait que les démons intérieurs finissent par sortir. De tout cela est né un livre « Survivre avec les loups ». Uné éditrice américaine a craqué. Le cinéma s'en est mêlé, la machine était lancée. Mais un vilain grain de sable est passé par là.

 

Après s'être racontée des histoires, Misha née Monique a fini par les prendre pour les siennes. Mais aujourd'hui, le boulet semble trop lourd à porter. Elle a tout avoué à un journal belge. Interrogé, son avocat a déclaré « que placée avec des membres de sa famille qu'elle détestait - son grand-père, son oncle - elle avait fini par s'identifier aux victimes absolues, la communauté juive ». Son éditeur français, lui, qui se dit plus que surpris, ne comprend pas très bien.

 

« Depuis toujours, je me suis racontée une autre vie, qui me coupait de ma famille, une vie loin des hommes que je détestais. C'est aussi pour cela que je me suis passionnée pour les loups, que je suis entrée dans leur univers », a précisé au Figaro Monique Dewael,. Aujourd'hui, les loups sont lâchés... mais à ses trousses.


Par Gwen Douguet (29/02/2008 à 09h34)
 
 

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