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Grève à Bollywood

DevdasEn photo, les héros de Devdas. A la une de l'information, les mêmes, si ce n'est qu'ils sont en grève. Depuis mercredi, les 147 000 techniciens, danseurs et figurants, tous membres des vingt-deux syndicats qui font tourner l'usine à rêve du cinéma indien, à savoir Bollywood, ont arrêté le travail. Du jour au lendemain, plus de quarante tournages ont été arrêtés. Les plateaux ne sont plus que des villes fantômes.

 

Bollywood, c'est pas de la roupie de sansonnet. C'est la mecque de la production du pays le plus prolifique cinématographiquement parlant. Il s'y tourne des dizaines de films, encore plus d'émissions de télévision. Alors quand une partie des employés décident de tout stopper, c'est panique à bord.

 

Alors que l'on discute toujours entre acteurs et studios à Hollywood - les négociations sont en cours depuis des mois, les contrats auraient dû être signés avant le 30 juin, la Screen Actors Guild n'a encore rien paraphé -, le travail s'est arrêté en Inde. Les grévistes ne sont pas gourmands, ils souhaitent simplement ne pas bosser plus de douze heures par jour, avoir une assurance en cas de problème et surtout être payés sans attendre la fin des tournages. Le responsable de l'un des syndicats a en effet déclaré que si chaque technicien touche entre 10,5$ et 12,5$ par jour, il lui faut attendre 90 jours après la fin du dernier clap avant d'être rémunéré. « Le moins que puissent faire les producteurs, a-t-il précisé, est qu'ils le fassent plus vite. Si tel n'est pas le cas, le mouvement se poursuivra. »

 

Des stars comme Shahrukh Khan - l'équivalent d'un George Clooney aux Etats-Unis - soutiennent les grévistes. Ces derniers évoquent Gandhi pour qualifier leur mouvement. Selon le directeur de la Motion Picture and TV Program, le moment est mal choisi. « C'est la période la plus chaude de l'année. Tout le monde va perdre de l'argent. On peut toujours s'asseoir autour d'une table pour discuter et trouver une solution, mais les ouvriers ne peuvent se permettre de ne pas gagner de l'argent en ce moment. » Et pourtant, ils ont choisi de le faire...


Par Gwen Douguet (02/10/2008 à 12h23)
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